Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Portraits de militants PS : « Se battre à l’extérieur et à l’intérieur du parti »


19/04/2012



Portraits de militants PS : « Se battre à l’extérieur et à l’intérieur du parti »
Sur le marché Saint-Paul, entre les blocs d’immeubles du quartier Sanitas, à Tours, Rachida Tassaoui, 39 ans, militante PS, tracte en parlant, parle en tractant, et… à du mal a s’arrêter. Sourire et bagou bien accroché, elle tend ses petits papiers sans se lasser. Difficile de croire que 10 ans plus tôt, elle « ne voulait pas entendre parler de politique ». Un peu comme Halim Ferraoun, 37 ans, militant au Parti radical de gauche, un « cousin de parti » attrapé en chemin. Pas par hasard : ils se croisent souvent dans les allées des « quartiers populaires ».

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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

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