Vu, Lu, Entendu...

29/04/2020

Pandémie, militants antinucléaires : la dérive sécuritaire


Reporterre consacre plusieurs articles à la dérive sécuritaire qui se manifeste aujourd'hui en France. Dans une enquête en trois volets réalisée avec Mediapart, le site revient en détail sur la répression des militants antinucléaires de Bure. Une interview d'Arthur Messaud de La Quadrature du net montre par ailleurs combien la dérive s’amplifie sous le couvert de la pandémie.


Gendarmes à Bar-le-Duc, 5 février 2019 (© Lorène Lavocat :Reporterre)
Gendarmes à Bar-le-Duc, 5 février 2019 (© Lorène Lavocat :Reporterre)
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Dans cette interview, Arthur Messaud, juriste et salarié de La Quadrature du net, regrette d'entrée que l'appli StopCovid occupe à ce point l'espace médiatique, s'agissant d'"une hypothétique application qui n’existera peut-être jamais vu qu’elle n’est pas fiable". Autrement dit, c'est "un enjeu est assez anecdotique par rapport à l’ensemble des outils de contrôle qui existent déjà comme les drones, la vidéosurveillance ou la reconnaissance faciale. " Et d'expliquer combien "ces technologies bien plus dangereuses"  s'infiltrent peu à peu sans qu'on n'y prend garde. 

Marie Barbier, de Reporterre, et Jade Lindgaard de Mediapart signent de leur côté une enquête extrêmement approfondie sur le lourd et coûteux travail de renseignement entrepris à l'encontre des militants en antinucléaires de Bure : "Des dizaines de personnes placées sur écoute, un millier de discussions retranscrites, plus de 85.000 conversations et messages interceptés, plus de 16 ans de temps cumulé de surveillance téléphonique : l’information judiciaire ouverte en juillet 2017 est une machine démesurée."  L’État a ainsi "dépensé un million d’euros contre les antinucléaires de Bure".



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46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

Nono












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