Le billet

09/04/2020

Merci Mustapha. Courage.



La France, qui a vite fait de s’apitoyer sur la détresse des Afro-Américains, semble découvrir qu’elle a elle-même ses Afro-Franciliens fauchés plus que tout autre par le Covid-19. Une visite présidentielle ne saurait effacer une honte républicaine qui court depuis des décennies malgré tous les rapports et les S.O.S.. Autant que le Covid-19, c’est le virus de la pauvreté qui tue aujourd’hui en Seine-Saint-Denis. Parce que le pauvre, ici comme à New-York comme partout, est mal logé, mal nourri et ne peut guère se confiner. Car il faut bien s’entraider et prendre les transports pour bosser. Pour nettoyer, livrer, soigner, servir ceux qui vont mieux, vont bien et ne vous regardent pas sinon de très haut. Mustapha, Fatima, Boubacar... La grande crise, au moins, vous rend visibles car indispensables. Espérons que vous ne soyiez pas encore victimes demain d’un virus tenace que vous connaissez bien : l’oubli. 

Michel Rouger

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​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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