Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

26/03/2015

« Liberté, j’écris ton nom ! »




« Liberté, j’écris ton nom ! »
C'est à Marignane et Vitrolle que, le 20 mars, à la veille de la Semaine de la presse et des médias dans l'école, que Paul Raoult, président de la FCPE nationale, et Jean-Philippe Garcia, président de la FCPE des Bouches-du-Rhône, ont lancé la diffusion du journal Liberté, j'écris ton nom, journal unique créé par la FCPE et l'UNL (Union nationale lycéenne) au lendemain des attentats qui ont eu lieu à Paris au mois de janvier.

Ensemble, parents d'élèves et lycéens, considérant qu’il est capital aujourd'hui que les élèves puissent faire l'apprentissage de la démocratie, ont voulu revendiquer, à travers une publication de 4 pages, leur « liberté de ne pas croire, d'échanger, de s'exprimer ». 

Mêlant témoignages de parents, d'élèves, de responsable associatif, d'enseignant et de proviseurs, ce journal montre la façon dont la laïcité et la liberté d'expression peuvent s'appliquer dans les établissements scolaires, de la maternelle au lycée, grâce à des débats philosophiques ou la création de journaux scolaires. 

Lire ce journal : 
fcpe4apegs.pdf fcpe4apegs.pdf  (414.54 Ko)





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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