Le billet

Lettre au Père Noël


22/12/2016




« Père Noël, t'es nul. Tu sues sous ton manteau rouge alors qu'il ne neige pas, qu'il ne neigera plus à cause du dérèglement climatique provoqué par tes grosses usines de jouets pour les petits et surtout les grands. Tu sues à transporter tes ballots avec ta bedaine de capitaliste qui fait travailler les enfants. Moi, je sais que c'est maman et papa qui font les cadeaux, pas toi.  Je les ai vus aller sur le bon coin. Je voudrais une vieille robe de princesse et aussi un gros camion jaune : il faut mélanger les genres, dit papa qui a une mère féministe. En fait, si je t'écris, c'est pour faire plaisir aux grands : ils croient beaucoup au Père Noël, ceux qui vont voter Poutou à l'élection présidentielle mais pas seulement. Je t'écris pour qu'ils croient que je crois. A Noël, nous, les enfants, on doit faire plaisir aux grands. » Signé Arlette, 2 ans. C'est fou ce que les enfants d'aujourd'hui sont en avance.

Michel Rouger

Lettre au Père Noël
2016_12_22_lettre_au_pere_noel.mp3 2016 12 22 Lettre au Père Noël.mp3  (1.27 Mo)





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

Khartoum - 06/06/2019

​Arithmétique - 30/05/2019

Espèce en danger - 08/05/2019

Vote bleu - 01/05/2019

​Progressons - 11/04/2019

​Tweetons un peu - 04/04/2019

Saintes chapelles - 21/03/2019

​Hécatombes - 14/03/2019

J - 7 - 07/03/2019

​Algérie, suites - 28/02/2019

Déraciner la haine - 20/02/2019

​« Liberté ! » - 06/02/2019

​Patrons en lutte - 30/01/2019

L'espoir, enfin - 25/01/2019

1 2 3 4 5 » ... 17


Le billet de la semaine

​A table

Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

Nono

Newsletter