Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Les pensées d'Edgar Morin pour des réformes révolutionnaires


30/01/2011



Les pensées d'Edgar Morin pour des réformes révolutionnaires

Dans une interview en cinq chapitres parue la semaine dernières sur emploiparlonsnet.fr, le philosophe Edgar Morin indique ses idées de réforme. Pensée "réformiste révolutionnaire" pour bouger notre "vieux monde". Utile au moment où les jeunesses éduquées des sociétés émergentes entrent en "révolution"...


Dans le premier interview il nous invite à  "réveiller le logiciel du nous ". Il propose ensuite de "se désintoxiquer avec la nouvelle économie" et aussi de "régénérer l'espérance". Pour sortir des effets néfastes de la bureaucratisation à outrance il nous appelle à "mettre un certain désordre". En identifiant les aspects positifs de la mondialisation, il propose en même temps de "démondialiser et revitaliser"

Ces interviews nous encouragent à la lecture du dernier ouvrage du Philosophe "La Voie, pour l'avenir de l'humanité" aux éditions Fayard. Lire aussi l'interview de Rue89.






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono