Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le film « Se battre » : l'énergie et la solidarité des "précaires"


06/03/2014



Ils ne sont pas des "exclus" comme l'on a appris à dire, pour catégoriser, s'en distancier. Ils sont chômeurs ou travailleurs précaires, dans cet entre-deux incertain qui frappe quelque treize millions de personnes en France. Jean-Pierre Duret et Andrea Santana sont allés à leur rencontre à Givors, non loin de Lyon, une ville ouvrière frappée par la désindustrialisation. Et ils nous montrent des hommes et des femmes déployant une énergie énorme pour s'en sortir, un courage quotidien, de l'entraide, reconstruisant chaque jour un monde plus solidaire. Le film  Se battre  est sorti mercredi 5 mars. A ne pas manquer quand il passe dans votre ville.

Lire aussi l'interview de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana dans le Monde : 
« Ces gens se battent sans être résignés »







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Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono