Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le film « Se battre » : l'énergie et la solidarité des "précaires"


06/03/2014



Ils ne sont pas des "exclus" comme l'on a appris à dire, pour catégoriser, s'en distancier. Ils sont chômeurs ou travailleurs précaires, dans cet entre-deux incertain qui frappe quelque treize millions de personnes en France. Jean-Pierre Duret et Andrea Santana sont allés à leur rencontre à Givors, non loin de Lyon, une ville ouvrière frappée par la désindustrialisation. Et ils nous montrent des hommes et des femmes déployant une énergie énorme pour s'en sortir, un courage quotidien, de l'entraide, reconstruisant chaque jour un monde plus solidaire. Le film  Se battre  est sorti mercredi 5 mars. A ne pas manquer quand il passe dans votre ville.

Lire aussi l'interview de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana dans le Monde : 
« Ces gens se battent sans être résignés »







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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono