Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le film « Se battre » : l'énergie et la solidarité des "précaires"


06/03/2014



Ils ne sont pas des "exclus" comme l'on a appris à dire, pour catégoriser, s'en distancier. Ils sont chômeurs ou travailleurs précaires, dans cet entre-deux incertain qui frappe quelque treize millions de personnes en France. Jean-Pierre Duret et Andrea Santana sont allés à leur rencontre à Givors, non loin de Lyon, une ville ouvrière frappée par la désindustrialisation. Et ils nous montrent des hommes et des femmes déployant une énergie énorme pour s'en sortir, un courage quotidien, de l'entraide, reconstruisant chaque jour un monde plus solidaire. Le film  Se battre  est sorti mercredi 5 mars. A ne pas manquer quand il passe dans votre ville.

Lire aussi l'interview de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana dans le Monde : 
« Ces gens se battent sans être résignés »







Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono