Le billet

02/08/2012

La victoire du bourreau



Y aura-t-il aux Jeux de Londres un poing levé, un temps de silence, une phrase, au moins deux syllabes murmurées : Alep ? Pendant ce grand moment de paix présumée entre les peuples, l'espoir de paix du peuple syrien, lui, meurt dans le sang.  Bachar el-Assad est en train de gagner. Non pas la guerre, qu'il a déjà sans doute perdue, mais les lendemains de la guerre. Il avait tout à craindre du grand mouvement non violent d'appel à la démocratie, temps essentiel pour construire un vivre ensemble. Il lui fallait la guerre civile. Après des mois de résistance, l'héroïsme populaire a cédé devant Bachar le tortionnaire : la guerre civile bat son plein. « Après moi, le chaos ! », peut et pourra toujours dire Bachar, l'ancien ophtalmo de Londres devenu médaille d'or de la boucherie.

Michel Rouger




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Le billet de la semaine

​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

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