Histoires ordinaires

14/06/2013

La rencontre du 12 juin au Club de la Presse de Rennes


Le 12 juin dernier, Michel Rouger et l'équipe de rédaction vous avaient conviés à une rencontre au Club de la Presse de Rennes afin d'échanger sur la vie du site et recueillir vos impressions, vos idées et vos questions par rapport à l'avenir. Une cinquantaine d'entre vous ont pu répondre présent. Un échange à renouveler... et pas seulement à Rennes.


La rencontre du 12 juin au Club de la Presse de Rennes
151 histoires....

Pour faire un rapide bilan, 151 histoires sont en ligne dont 82 sont bretonnes et 40 rennaises. L'ancrage local n'exclut pas l'ouverture au monde : 42 histoires viennent de 26 pays. Regret : les hommes sont surreprésentés (82 contre 40 femmes et 23 histoires "mixtes"). Bonne présence en revanche des jeunes (39 moins de 35 ans contre 26 plus de 65).

Côté participation, un petit tiers des sujets (43) sont nés hors de l'équipe, 20 ont été réalisés par des auteurs extérieurs : huit journalistes bénévoles et neuf lecteurs et lectrices accompagnés par la rédaction d'HO. Enfin, l'audience est en progression constante : nous sommes aujourd'hui à environ 15 000 visites par mois ( 7 000 lecteurs différents).
 
Michel Rouger a pris en exemple trois histoires qui illustrent bien ce que nous aimons faire. 
L'histoire de Fatima, dans son quartier de Maurepas, a été suggérée par une lectrice et réalisée par une étudiante en journalisme accompagnée par un professionnel et devenue notre première pigiste en mars dernier ; c'est l'un des portraits qui a permis la sortie du premier livre d'HO et il a déclenché un reportage sur France 3. 
L'histoire de Magali, maman aveugle, a été présentée en vidéo ( 8000 vues sur YouTube) et a donné lieu à une table ronde sur maternité et handicap : HO acteur local...
L'histoire enfin de Juan, née d'une rencontre fortuite à Cuba, a suscité la création d'un blog associé qui doit lui-même déboucher sur un ouvrage permettant à Juan de compléter un peu ses revenus là-bas.

Violette, notre première pigiste

Chaque mois depuis mars, grâce à la contribution financière des 110 adhérents du Réseau des Amis d'Histoires Ordinaires et le bénéfice de la vente du livre "Rennaises", la rédaction d’un reportage est confiée à des pigistes en recherche de travail.

Violette Goarant – engagée bénévolement dans le projet depuis deux ans – a été la première professionnelle rétribuée pour un reportage. Dans une prochaine lettre, nous reviendrons sur son parcours et sur ce que lui apporte sa participation au site dans la construction de son avenir professionnel.

La rencontre du 12 juin au Club de la Presse de Rennes
Une heure d'échanges fructueux

Alain Jaunault a animé la séance de travail entre les adhérents.

Quel genre d’histoire retient le plus votre attention ?

Les adhérents plébiscitent le choix de la rédaction pour des « histoires de vies », le récit mémoriel de personnes aux itinéraires pas banals, impliqués, passionnés, ouverts aux autres, voire atypiques ou border line, mais pas forcément militants. Ils soulignent l'importance des portraits de femmes. Ils apprécient le style d’écriture, l’angle positif, le ton qui incite à faire. Ils relèvent et sont intéressés par l’approche personnaliste : les collectifs, les organisations sont abordées par les personnes.

Par où entrez-vous dans le site et comment naviguez vous dans son contenu ?
 Le lien activé dans la newsletter hebdomadaire est la voie principale d’accès au site. Même si elle entre en concurrence avec d’autres priorités quand on a un lourd courrier électronique à traiter. Alors elle "passe à l’as" et on oublie parfois d’y revenir. Mais la lettre est un repère dans le temps, elle rappelle le lecteur.
 
Une fois sur la une, le bandeau et ses quatre menus constituent un bon point de repère, de même le nuage de tags. Le lecteur va alors vers les thèmes qui correspondent à ses centres d’intérêts. Les lecteurs sont très attirés aussi par le billet et le dessin d’humour.

Tous jugent bonne l’ergonomie du site, la navigation facile, le système d’archivage évident. Un adhérent journaliste invite même l’équipe à oser plus d’expériences, à rechercher des modes d’écriture, d’information innovant : "HO est un bon terrain d’expérience pour inventer de nouvelles manières de se saisir des sujets".
 
Comment pouvez-vous contribuer à augmenter l’audience et enrichir le contenu ?
 Les adhérents ne manquent pas d’idées et soutiennent une bonne part des initiatives déjà prises par l’équipe de rédaction. Quelques suggestions :
 
Mieux diffuser en activant les réseaux personnels, jouer sur la chaîne d’amis, de relations, des réseaux sociaux : faire suivre la lettre d’info, diffuser des liens à ses amis, ses associations...

Créer ou mieux, se rattacher à des évènements : de petits moments d’histoires dans de grands évènements (festivals, conférences…).

Poursuivre la réédition des reportages sous forme de livre comme "Rennaises".

Rechercher la co-production de reportages avec les grands médias régionaux (tv, radio, presse écrite…).

Autre suggestion originale : organiser des lectures ou la mise en scène de portraits .

Pour contribuer au contenu les adhérents peuvent éprouver une certaine timidité qui les empêche de franchir le pas. Ils suggèrent de créer une boîte à idées, un forum, pourquoi pas un intranet (ou réseau social interne ouvert aux lecteurs) ?
 
Merci pour ces suggestions et bonnes vacances à tous et à toutes.

Agnès Blaire

ET POURQUOI PAS UNE RENCONTRE CHEZ VOUS ?

L'équipe de rédaction d'Histoires Ordinaires est prête, sur votre invitation, à renouveler une telle rencontre dans votre département.

Contactez-nous !





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Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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