Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

"La Conférence gesticulée" une nouvelle arme politique


19/04/2012



"La Conférence gesticulée" une nouvelle arme politique
Ils sont profs, travailleurs sociaux, artisans, paysans, permanents/experts d'associations écologiques, commerciaux. Ils ont un expérience, un regard critique, une pensée politique sur leur expérience... Ils inventent une nouvelle manière de parler, de débattre, d'agir politiquement. Ils revendiquent une filiation avec l'éducation populaire. Il inventent une performance à la croisée du stand-up, du théâtre d'improvisation, dans la lignée du théâtre forum, du théâtre de l'opprimé.

La Conférence gesticulée est une arme que le peuple se donne à lui-même.

La scop Le pavé promeut l'idée et forme les conférenciers. Elle présente ainsi la démarche : " L’idée de la conférence gesticulée est celle d’une transmission, qui n’est JAMAIS autorisée, jamais organisée : la transmission de l’expérience collective, (c’est-à-dire politique) que nous emmagasinons au fil de notre expérience.
La conférence gesticulée est une arme que le peuple se donne à lui-même. C’est une forme volontairement pauvre, pour ne pas être parasitée par des considérations «culturelles» où l’esthétique prendrait le pas sur le politique. Permettre à autrui d’entrer dans notre subjectivité et d’y atteindre l’universel et donc le politique en
dévoilant les systèmes de domination à l’oeuvre tels que nous les avons vécus.

Le site Les conférenciers gesticulants présente 19 conférenciers associés. On peut visionner sur le site des captations vidéo et des interviews des conférenciers

Nous avons apprécié la conférence en 6 épisodes de Cyrielle Den Hartigh, "petits bonheur d'une militante écolo".

Une conférence gesticulée sur l’activité de lobbying vue par une salariée d’une association d'écologie, et sur les petits bonheur du quotidien d'une militante écolo.








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Le billet de la semaine

​A la noix

Le camembert vegan à base de noix de cajou débarque sur nos tables, annonce mon journal. Dit comme ça, à la louche, ce camembert est plus que louche. Une faute. De goût. Pire : contre l'esprit. Ce n'est pas une nouvelle mode, comme la poule qui passera bientôt au salon plutôt qu'à la casserole. C'est une tendance lourde. La tendance du faux. Le business de l'agro-chimie s'avance masqué. Il fait croire qu'une pâte de produit exotique HEC (à haute empreinte carbone) est meilleure pour la planète  qu'un fromage AOC en circuit court. Il fabricote, en touillant des molécules, du faux steak saignant, des faux œufs, des fausses langoustines. Et pirate, en transformant les cerveaux en pâte molle, notre patrimoine culturel immatériel. Le pays aux 1 200 fromages doit résister. Continuer à têter sereinement le lait bio de notre vache à la mamelle généreuse qui broute et rumine paisiblement sur nos vertes prairies. La vache, le plus vegan de nos amis les animaux. 

Michel Rouger

08/02/2018

Nono