Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

19/04/2012

"La Conférence gesticulée" une nouvelle arme politique




"La Conférence gesticulée" une nouvelle arme politique
Ils sont profs, travailleurs sociaux, artisans, paysans, permanents/experts d'associations écologiques, commerciaux. Ils ont un expérience, un regard critique, une pensée politique sur leur expérience... Ils inventent une nouvelle manière de parler, de débattre, d'agir politiquement. Ils revendiquent une filiation avec l'éducation populaire. Il inventent une performance à la croisée du stand-up, du théâtre d'improvisation, dans la lignée du théâtre forum, du théâtre de l'opprimé.

La Conférence gesticulée est une arme que le peuple se donne à lui-même.

La scop Le pavé promeut l'idée et forme les conférenciers. Elle présente ainsi la démarche : " L’idée de la conférence gesticulée est celle d’une transmission, qui n’est JAMAIS autorisée, jamais organisée : la transmission de l’expérience collective, (c’est-à-dire politique) que nous emmagasinons au fil de notre expérience.
La conférence gesticulée est une arme que le peuple se donne à lui-même. C’est une forme volontairement pauvre, pour ne pas être parasitée par des considérations «culturelles» où l’esthétique prendrait le pas sur le politique. Permettre à autrui d’entrer dans notre subjectivité et d’y atteindre l’universel et donc le politique en
dévoilant les systèmes de domination à l’oeuvre tels que nous les avons vécus.

Le site Les conférenciers gesticulants présente 19 conférenciers associés. On peut visionner sur le site des captations vidéo et des interviews des conférenciers

Nous avons apprécié la conférence en 6 épisodes de Cyrielle Den Hartigh, "petits bonheur d'une militante écolo".

Une conférence gesticulée sur l’activité de lobbying vue par une salariée d’une association d'écologie, et sur les petits bonheur du quotidien d'une militante écolo.







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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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