Le billet

L'automobiliste


11/01/2018




A la vue du nouveau panneau "80", des automobilistes se sont mis comme d'habitude à klaxonner furieusement. Faut comprendre le champion du champignon. Alors qu'il suffirait de transformer toutes les routes à double sens en autoroutes, y compris les chemins vicinaux, le gouvernement ralentit encore la vitesse. Pour s'attaquer à la mort des autres, on ne fait, lui, que l'embêter. On le fait tourner sur des ronds-points à vision panoramique, sursauter sur des ralentisseurs trapézoïdaux et des coussins berlinois, redouter les gendarmes couchés et ceux qui ajustent leurs radars. Résultat : son calculateur interne chauffe. Aujourd'hui, se dit-il, je mets 14 mn à faire les 17 km de départementale : avec leur "80", il me faudra combien pour arriver sur la rocade ? Pour entrer dans le bouchon. Me retrouver bien aise dans ma caisse. Entouré de milliers d'autres caisses. A écouter rien qu'une heure durant RTL. 

Michel Rouger

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Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

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