Vu, Lu, Entendu...

Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou


16/03/2016



Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou
La semaine de la francophonie s’ouvrait à Rennes avec grâce et humour en écoutant Alain Mabanckou, invité par Rue des Livres. L’écrivain né au Congo, qui enseigne la littérature francophone à UCLA (Université de Californie Los Angeles) racontait sa découverte de la langue de Molière. « À mon entrée à l’école, j’avais 6 ans, je l’ai donc appris dans les livres. Pas comme vous les Français qui l’entendez déjà dans le liquide amniotique ». Cette approche intellectuelle diffère forcément de la pratique au quotidien. Ainsi, quand il est arrivé faire ses études supérieures en France, ses camarades de fac’ lui demandaient pourquoi il ne parlait jamais « normalement », c’est-à-dire sans la complète sujet-verbe-complément et sans subjonctif. Il est devenu écrivain : « c’est limite pour un Africain, car chez nous, la parole est plus forte que l’écrit. Un papier, çà se déchire… Pas la parole ! »
Ses romans ne se déchirent pas non plus. Ils sont désormais traduits dans une vingtaine de langues. Attention à la vôtre quand vous dégusterez son Petit piment !
 




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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono