Vu, Lu, Entendu...

Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou


16/03/2016



Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou
La semaine de la francophonie s’ouvrait à Rennes avec grâce et humour en écoutant Alain Mabanckou, invité par Rue des Livres. L’écrivain né au Congo, qui enseigne la littérature francophone à UCLA (Université de Californie Los Angeles) racontait sa découverte de la langue de Molière. « À mon entrée à l’école, j’avais 6 ans, je l’ai donc appris dans les livres. Pas comme vous les Français qui l’entendez déjà dans le liquide amniotique ». Cette approche intellectuelle diffère forcément de la pratique au quotidien. Ainsi, quand il est arrivé faire ses études supérieures en France, ses camarades de fac’ lui demandaient pourquoi il ne parlait jamais « normalement », c’est-à-dire sans la complète sujet-verbe-complément et sans subjonctif. Il est devenu écrivain : « c’est limite pour un Africain, car chez nous, la parole est plus forte que l’écrit. Un papier, çà se déchire… Pas la parole ! »
Ses romans ne se déchirent pas non plus. Ils sont désormais traduits dans une vingtaine de langues. Attention à la vôtre quand vous dégusterez son Petit piment !
 




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Le billet de la semaine

L'espoir, enfin

… En Ethiopie. Périmé le tube humanitaire des années 80 L'Ethiopie meurt peu à peu, peu à peu-eu-eu... Pendant que les habitants des pays à l'opulence mal partagée tirent une tête des jours sans pain en désespérant des lendemains, les Ethiopiens, à l'opposé, sourient à l'avenir, celui que leur a soudain offert un jeune premier ministre, Abiy Ahmed. En moins d'un an : paix avec l'Erythrée, libération des prisonniers politiques, parité hommes-femmes au gouvernement, commission de réconciliation entre ethnies, loi en faveur des réfugiés à faire rougir de honte les Européens... Investissements chinois aidant, l'Ethiopie réduit aussi son immense pauvreté : la voilà devenue le nouveau  "tigre africain". Confiante, la fille chrétienne et musulmane de la Reine de Saba offre ainsi à l'envi aujourd'hui aux voyageurs les richesses de son histoire. Pourvu que les démons de l'économie moderne ne se penchent pas trop sur le berceau de l'Humanité. 

Michel Rouger

 

25/01/2019

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