Vu, Lu, Entendu...

Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou


16/03/2016



Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou
La semaine de la francophonie s’ouvrait à Rennes avec grâce et humour en écoutant Alain Mabanckou, invité par Rue des Livres. L’écrivain né au Congo, qui enseigne la littérature francophone à UCLA (Université de Californie Los Angeles) racontait sa découverte de la langue de Molière. « À mon entrée à l’école, j’avais 6 ans, je l’ai donc appris dans les livres. Pas comme vous les Français qui l’entendez déjà dans le liquide amniotique ». Cette approche intellectuelle diffère forcément de la pratique au quotidien. Ainsi, quand il est arrivé faire ses études supérieures en France, ses camarades de fac’ lui demandaient pourquoi il ne parlait jamais « normalement », c’est-à-dire sans la complète sujet-verbe-complément et sans subjonctif. Il est devenu écrivain : « c’est limite pour un Africain, car chez nous, la parole est plus forte que l’écrit. Un papier, çà se déchire… Pas la parole ! »
Ses romans ne se déchirent pas non plus. Ils sont désormais traduits dans une vingtaine de langues. Attention à la vôtre quand vous dégusterez son Petit piment !
 




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Le billet de la semaine

​On y croit

« Nous avons besoin de repenser un grand projet social », a dit le Président. Ce n'est pas une blague lancée au téléphone à l'ami Hanouna. Ni un nouveau coup de com'. C'est du sérieux. C'était dimanche soir, aux vœux. « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a dit aussi notre Kennedy à nous. Et voilà que dès potron-minet chaque Français pense au grand projet social. S'en va lutter contre la stigmatisation des chômeurs et des migrants, les attaques contre les HLM ou l'audio-visuel public. S'en va lutter contre les projets du gouvernement. Pense justice, liberté, égalité, fraternité, écologie pour tous. La bataille des valeurs entre la droite et la gauche, à l'obsolescence programmée, est de nouveau en marche. Des députés marcheurs redeviennent d'ailleurs socialistes. On y croit, Président. C'est promis. Le citoyen français sera ainsi en 2018 : sitôt levé, sitôt debout.

Michel Rouger

04/01/2018

Nono