Vu, Lu, Entendu...

16/03/2016

Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou




Journées de la francophonie : un peu de piment avec Mabanckou
La semaine de la francophonie s’ouvrait à Rennes avec grâce et humour en écoutant Alain Mabanckou, invité par Rue des Livres. L’écrivain né au Congo, qui enseigne la littérature francophone à UCLA (Université de Californie Los Angeles) racontait sa découverte de la langue de Molière. « À mon entrée à l’école, j’avais 6 ans, je l’ai donc appris dans les livres. Pas comme vous les Français qui l’entendez déjà dans le liquide amniotique ». Cette approche intellectuelle diffère forcément de la pratique au quotidien. Ainsi, quand il est arrivé faire ses études supérieures en France, ses camarades de fac’ lui demandaient pourquoi il ne parlait jamais « normalement », c’est-à-dire sans la complète sujet-verbe-complément et sans subjonctif. Il est devenu écrivain : « c’est limite pour un Africain, car chez nous, la parole est plus forte que l’écrit. Un papier, çà se déchire… Pas la parole ! »
Ses romans ne se déchirent pas non plus. Ils sont désormais traduits dans une vingtaine de langues. Attention à la vôtre quand vous dégusterez son Petit piment !
 



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Le billet de la semaine

​Méditation

La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

02/10/2019

Nono












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