10/03/2021

Jeunes, riches et déprimés



C’est l’un des drames de la crise. Ignoré, refoulé. Il concerne les jeunes, une toute petite partie des jeunes, mais quand même. Heureusement, le gouvernement commence à s’en préoccuper. Il est temps. Actuellement,  votre rejeton peut recevoir de chacun de ses parents   131 865 € tous les quinze ans sans payer d’impôt. Est-ce qu’il peut bâtir son avenir avec ça ? Au moins, jadis, c’était possible tous les six ans mais dans leur haine des riches Nicolas Sarkozy et François Hollande ont ébréché cette modeste solidarité familiale. On a ensuite craint le pire quand le candidat à la Présidence Emmanuel Macron a promis de durcir la fiscalité des héritiers. Ouf, il n’en est rien. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, propose au contraire de l’adoucir. Ce ne sont pas les étudiants sans le sou et les chômeurs aux allocations bientôt amputés qui vont soutenir l’économie. Non, il faut flécher l’argent de papa-maman vers enfants riches déprimés.

Michel Rouger
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Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
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