Le billet

14/01/2011

Jeunes de Tunisie, d'Algérie, d'ici...



Personne ne devra oublier Mohamed Bouazizi, 26 ans, bachelier, chômeur, symbole de la désespérance des jeunes Tunisiens. Son suicide par le feu le 17 décembre a provoqué la révolte d'un peuple cadenassé. Seuls, sans le soutien des démocraties, de l'Europe voisine, de la France dont la ministre des Affaires Etrangères a osé proposer notre "savoir-faire" sécuritaire au dictateur aux abois, les jeunes Tunisiens, suivis par leurs aînés, ont affronté les balles mortelles de la police et fini par faire tomber le système Ben Ali. Si la Tunisie et aussi l'Algérie, où la révolte reste explosive, ont leurs particularités, bien des jeunes, ici, partout, se sentent concernés car autant privés d'avenir. Les gouvernants feraient bien de s'en préoccuper sérieusement.

 Michel ROUGER.



Tags : Libertés


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​Essentiel - 26/11/2020

​? - 05/11/2020

​Ok, c'est bon... - 30/10/2020

​Democratic Circus - 14/10/2020

​Stop - SUVisme - 08/10/2020

Couché ! Pas bouger - 01/10/2020

J – 17 - 08/09/2020

Le Masque - 02/09/2020

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

1 2 3 4 5 » ... 23






Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires