Vu, Lu, Entendu...

Jean-Claude, mon chez moi sur le trottoir


15/09/2016



L'équipe de Sans A  veut « Rendre Visibles les Invisibles » pour « lutter contre les préjugés et les stéréotypes (...), changer le regard de tous sur les exclus et encourager l’action de chacun à son échelle. » Louise S. Vignaud (pour le texte) et Benjamin Girette (pour les photos) ont ainsi rencontré Jean-Claude qui vit dans la rue à Paris et nous font partager son histoire et sa vie dans un reportage qu'ils ont intitulé Jean-Claude, mon chez moi sur le trottoir.

« Avec une enfance digne des Misérables, dix ans de cabane et trente ans de rue,  commencent-ils, Jean-Claude n’a jamais pu jouir d’une véritable intimité. Bains-douches, toilettes publiques et amour en pleine rue, le grand-père du quartier Jaurès (XIXème arrondissement) à Paris a dû, comme beaucoup d’autres, s’adapter. Mais même sur le trottoir, on a besoin d’un coin à soi. Jean-Claude lui, n’a jamais bougé du sien et l’a même aménagé. Il est aujourd’hui une figure du quartier. Les riverains, il les a connus tout-petits et les a vus grandir. Et pour la majorité d’entre eux, Jean-Claude est ici chez lui. »...

 




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono