Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Indignez-vous!


16/12/2010



Indignez-vous!

C'est un monsieur de 93 ans à l'oeïl malicieux qui nous appelle à l'engagement. Lui, l'enfant d'immigrés né à Berlin, résistant puis déporté pendant la Seconde guerre mondiale, s'indigne du démantèlement des conquêtes sociales de la Libération comme de l'état de la planète ou du "toujours plus". Il nous invite à nous indigner face à l'injustifiable. 


"Il nous appartient à tous ensemble que cette société demeure une société dont nous restions fiers: pas la société des sans papiers, pas la société où l'on diminue la Sécurité sociale, où l'on remet en cause les retraites, pas une société où les médias sont entre les mains des nantis (...) Quand quelque chose vous indigne comme moi-même j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé". 


Indigène éditions, 3 euros




Tags : Libertés



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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono