Le billet

Général François


17/01/2013




La guerre, c'est vraiment canon. Sa guerre des sables sitôt déclenchée, François Hollande s'est désensablé. Popularité en hausse, Général ! Il est vrai qu'en stoppant net les islamistes marchant sur Bamako, conquête  qui eût été terrifiante pour l'Afrique, le Président français a démontré une force de réaction rapide insoupçonnée. Mais la guerre est là désormais. Pas la mort téléguidée des drones : « Mince, c'était un enfant ! Tant pis... » Non, des combats au sol, violents. Et après les convois libérateurs, le défilé des cercueils, ici et là-bas. Dans les villages maliens, l'épouvante, la fuite, le sang, les corps déchirés. Il aurait fallu faire autrement, bien avant. Maintenant les évènements commandent et au soir des batailles, ici plus qu'ailleurs, les victoires sont souvent des mirages.
 
Michel Rouger





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​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

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