Le billet

Général François


17/01/2013




La guerre, c'est vraiment canon. Sa guerre des sables sitôt déclenchée, François Hollande s'est désensablé. Popularité en hausse, Général ! Il est vrai qu'en stoppant net les islamistes marchant sur Bamako, conquête  qui eût été terrifiante pour l'Afrique, le Président français a démontré une force de réaction rapide insoupçonnée. Mais la guerre est là désormais. Pas la mort téléguidée des drones : « Mince, c'était un enfant ! Tant pis... » Non, des combats au sol, violents. Et après les convois libérateurs, le défilé des cercueils, ici et là-bas. Dans les villages maliens, l'épouvante, la fuite, le sang, les corps déchirés. Il aurait fallu faire autrement, bien avant. Maintenant les évènements commandent et au soir des batailles, ici plus qu'ailleurs, les victoires sont souvent des mirages.
 
Michel Rouger





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Le billet de la semaine

Colère, sans masque

Je ne sais pas pour vous mais, ici, le virus de la colère a fini par franchir la barrière. Cette pénurie et cette quête obsédantes de masques, de tests, de lits, de respirateurs  et bientôt de médicaments révoltent. Car il y a dix ans, on les avait les masques ! En stock et fabriqués sur place. Holà, gabegie, on dit les gouvernements. Et des Français aujourd’hui meurent par centaines. Le monde entier n’a pas encore engendré des dirigeants et organisations à la hauteur des enjeux vitaux du XXIe siècle mais la démocratie française est particulièrement malade. Depuis dix ans, à s’occuper et décider de tout, jusqu’aux arrière-cuisines, nos trois petits monarques républicains Sarkozy, Hollande et Macron, ont été bien incapables de voir loin. D’avoir une vision. D’anticiper les dangers pourtant annoncés. En revanche, servir au jour le jour la minorité possédante, oui. Et aujourd’hui, plutôt que de rétablir l’impôt sur la fortune au nom de la solidarité, un ministre du Budget organise un appel aux dons, des sous m’sieudames pour nos entreprises, sans même porter un masque de carnaval.

Michel Rouger

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