Le billet

Et maintenant Rio+40


21/06/2012




Quand on pense à l'empreinte carbone de tous ces aéronefs atterrissant du monde entier pour un Sommet tombé si bas !... Rio+20 s'inscrira dans l'Histoire des Nations Unies parmi les rendez-vus les plus inutiles. Le « machin », comme ironisait de Gaulle à Nantes en 1960, n'en a pourtant pas manqué et il va sûrement en créer d'autres : vive Rio+40...  Preuve est ainsi encore faite que l'ONU, qui n'a jamais mis fin à une guerre, ne saura pas davantage éloigner les menaces environnementales qui pèsent sur la Planète. D'autant moins que la grande maison onusienne s'est laissée envahir - principal constat à Rio - par l'« économie verte » des puissances industrielles et financières. Certes, la mobilisation de la société civile, du « Sommet des Peuples » aux multiples micro-initiatives locales, a été à la hauteur de l'incurie diplomatique. Mais il lui reste à la vaincre.

Michel Rouger





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Le billet de la semaine

​A table

Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

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