Le billet

Et maintenant Rio+40


21/06/2012




Quand on pense à l'empreinte carbone de tous ces aéronefs atterrissant du monde entier pour un Sommet tombé si bas !... Rio+20 s'inscrira dans l'Histoire des Nations Unies parmi les rendez-vus les plus inutiles. Le « machin », comme ironisait de Gaulle à Nantes en 1960, n'en a pourtant pas manqué et il va sûrement en créer d'autres : vive Rio+40...  Preuve est ainsi encore faite que l'ONU, qui n'a jamais mis fin à une guerre, ne saura pas davantage éloigner les menaces environnementales qui pèsent sur la Planète. D'autant moins que la grande maison onusienne s'est laissée envahir - principal constat à Rio - par l'« économie verte » des puissances industrielles et financières. Certes, la mobilisation de la société civile, du « Sommet des Peuples » aux multiples micro-initiatives locales, a été à la hauteur de l'incurie diplomatique. Mais il lui reste à la vaincre.

Michel Rouger





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En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

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