Le billet

01/03/2012

En vogue, le licenciement amiable



En août 2008, quelques jours avant la grande débâcle financière qui a tué des millions d'emplois à travers le monde, la France, toujours socialement pionnière, a inventé la « rupture conventionnelle » du contrat de travail, autrement dit le licenciement à l'amiable avec indemnités et Assedic. Quel succès ! 288 988 départs en 2011 ( + 12,9%). Une croissance à deux chiffres, régulière, enfin un secteur qui marche. Des syndicats avaient signé ce progrès sarkoziste pour aider les salariés à changer de boîte et pour que les employeurs ne contraignent plus à la faute celle ou celui qu'ils veulent virer. Gagné. Certains esprits primaires protestent : c'est une aubaine pour les patrons. Faux. L'engouement n'a qu'une explication : moins il y a de boulot, plus les salariés veulent le quitter. 

Michel Rouger




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Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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