Le billet

01/03/2012

En vogue, le licenciement amiable



En août 2008, quelques jours avant la grande débâcle financière qui a tué des millions d'emplois à travers le monde, la France, toujours socialement pionnière, a inventé la « rupture conventionnelle » du contrat de travail, autrement dit le licenciement à l'amiable avec indemnités et Assedic. Quel succès ! 288 988 départs en 2011 ( + 12,9%). Une croissance à deux chiffres, régulière, enfin un secteur qui marche. Des syndicats avaient signé ce progrès sarkoziste pour aider les salariés à changer de boîte et pour que les employeurs ne contraignent plus à la faute celle ou celui qu'ils veulent virer. Gagné. Certains esprits primaires protestent : c'est une aubaine pour les patrons. Faux. L'engouement n'a qu'une explication : moins il y a de boulot, plus les salariés veulent le quitter. 

Michel Rouger




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

​Coronaparano - 07/05/2020

Liberté - 30/04/2020

Medef-19 - 16/04/2020

Colère, sans masque - 02/04/2020

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

Virus - 26/02/2020

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

1 2 3 4 5 » ... 22


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












Partenaires