Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

13/03/2014

Dynamisme des sociétés civiles : un baromètre mondial




Saisir, pays par pays, le rôle jouer par la société civile dans les transformations sociales et les relations internationales, telle est l'ambition du Baromètre 2013 des sociétés civiles réalisé par le CCFD-Terre Solidaire en partenariat avec l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). 
 
« Ce baromètre prendra chaque année le pouls des dynamiques sociales dans le monde », commente le CCFD qui peut s'appuyer, dans cette vaste entreprise, sur ses quelque cinquante années de soutien financier et technique aux organisations locales : ONG, syndicats, organisations professionnelles, mouvements sociaux…) 

Le Sénégal en tête, l'Algérie dernière
 
C'est « un autre visage de la mondialisation » qui est ainsi montré, ajoute le CCFD.  « Les événements récents, déclare de son côté dans la préface Pascal Boniface, le directeur de l’IRIS, ont montré que de l’Ukraine au Brésil, de la Turquie à la Chine, de la Thaïlande au Sénégal, les sociétés civiles prennent le pouvoir, expriment leur volonté et ne se laissent plus dicter leur conduite par leur gouvernement. C’est une révolution stratégique majeure. »
 
 Le Sénégal arrive au premier rang, sans surprise, sa société civile étant l’une des plus vivantes du continent.  De façon étonnante, la République démocratique du Congo est à la 3e place mais c'est en raison notamment de la mobilisation des associations face à la guerre dans l'est du pays. L'Algérie est dernière « non parce que la société civile y est inexistante, précise le CCFD mais du fait des difficultés des acteurs (…) à peser sur l’avenir du pays. »




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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