Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Dix plaidoiries sur les droits humains à Caen


03/02/2014



Au Mémorial de Caen, le 1er février, ils étaient dix, dix avocats du barreau, venus d'Europe, d'Afrique ou d'Amérique du Sud pour défendre les droits humains et « faire vivre les droits de la défense » comme l'a dit la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Le premier prix du Concours de plaidoiries des avocats 2014 a été décerné à Maître Yasmine Attia, avocate unisienne, mais un doute est apparu. Me Attia doit apporter des preuves sur la véracité du cas de "djihad sexuel" contre lequel elle a plaidé. Si c'était avéré, il n'y aurait pas de premier prix cette année. 

Les neuf autres avocats ont plaidé des affaires lourdes de sens : un avocat tunisien assassiné, des enfants de mères en prison, une copte égyptienne kidnappée, un avocat vietnamien défenseur des droits humains en prison, un anonyme chinois exécuté, une jeune immigrée devenue esclave sexuelle à Paris, une victime du groupe néo-nazi grec Aube Dorée, le droit à la vie privée sur Internet…

Une phrase de l'avocat belge Cavit Yurt, prix du barreau et prix du public, résume bien l'esprit de la compétition : « Si je me tais je suis complice, alors je plaide »






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono