Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

03/02/2014

Dix plaidoiries sur les droits humains à Caen



Au Mémorial de Caen, le 1er février, ils étaient dix, dix avocats du barreau, venus d'Europe, d'Afrique ou d'Amérique du Sud pour défendre les droits humains et « faire vivre les droits de la défense » comme l'a dit la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Le premier prix du Concours de plaidoiries des avocats 2014 a été décerné à Maître Yasmine Attia, avocate unisienne, mais un doute est apparu. Me Attia doit apporter des preuves sur la véracité du cas de "djihad sexuel" contre lequel elle a plaidé. Si c'était avéré, il n'y aurait pas de premier prix cette année. 

Les neuf autres avocats ont plaidé des affaires lourdes de sens : un avocat tunisien assassiné, des enfants de mères en prison, une copte égyptienne kidnappée, un avocat vietnamien défenseur des droits humains en prison, un anonyme chinois exécuté, une jeune immigrée devenue esclave sexuelle à Paris, une victime du groupe néo-nazi grec Aube Dorée, le droit à la vie privée sur Internet…

Une phrase de l'avocat belge Cavit Yurt, prix du barreau et prix du public, résume bien l'esprit de la compétition : « Si je me tais je suis complice, alors je plaide »





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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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