Le billet

Destination mars


05/09/2019




Nouvelle rentrée, nouvel embarquement vers l'inconnu. Sauf pour  la destination principale : mars. Si les ambitions municipales des Ecologistes et des Marcheurs ont rapidement décollé et volent même un peu trop haut, le RIP, le Référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'Aéroports de Paris, n'a toujours pas pris son envol. Il n'est pas facile d'embarquer les Français qui ne prennent jamais l'avion, pour un tiers, ou sont drogués aux vols low cost symbole du libéralisme le plus fou. Mais surtout, le RIP dérape sur un bien qui n'est plus entretenu voire sciemment abîmé depuis des années : le service public. Le petit personnel militant expliquant le RIP s'échine donc à le réparer, répétant que ce référendum est une occasion de défendre notre bien commun. Comme on doit défendre les services des Urgences des hôpitaux publics abandonnés dans les soutes de la société et dont les appels de détresse sont continus depuis mars dernier : si le gouvernement persiste, on les entendra encore en mars prochain...  

Michel Rouger

mars.mp3 Mars.mp3  (1.6 Mo)





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Le billet de la semaine

​A table

Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

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