Le billet

Destination mars


05/09/2019




Nouvelle rentrée, nouvel embarquement vers l'inconnu. Sauf pour  la destination principale : mars. Si les ambitions municipales des Ecologistes et des Marcheurs ont rapidement décollé et volent même un peu trop haut, le RIP, le Référendum d'initiative partagée contre la privatisation d'Aéroports de Paris, n'a toujours pas pris son envol. Il n'est pas facile d'embarquer les Français qui ne prennent jamais l'avion, pour un tiers, ou sont drogués aux vols low cost symbole du libéralisme le plus fou. Mais surtout, le RIP dérape sur un bien qui n'est plus entretenu voire sciemment abîmé depuis des années : le service public. Le petit personnel militant expliquant le RIP s'échine donc à le réparer, répétant que ce référendum est une occasion de défendre notre bien commun. Comme on doit défendre les services des Urgences des hôpitaux publics abandonnés dans les soutes de la société et dont les appels de détresse sont continus depuis mars dernier : si le gouvernement persiste, on les entendra encore en mars prochain...  

Michel Rouger

mars.mp3 Mars.mp3  (1.6 Mo)






1.Posté par BOUJU Martine le 05/09/2019 19:03
heureuse de vous trouver à cette rentrée.
J’espère que les vacances ont...ont été bonnes, reposantes, enrichissantes.
au plaisir de lire et de m'enrichir
Martine


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Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

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