Le billet

Dans la nuit, une musique...


17/07/2014




Gaza. Encore. Comme en 2012, 2009, 2006... Et pour l'éternité, semble-t-il, aux yeux des autorités israéliennes qui tuent, blessent, éventrent quatre petits footballeurs. Qui, dès que les pseudo résistants du Hamas assassinent, noient sous les bombes le peuple qu'ils ont enfermé. Soutenus, derrière les apparences, par le laisser-faire cynique de leurs alliés respectifs, y compris d'Obama ou Hollande, les deux bourreaux sont objectivement alliés. Unis à la vie - leur survie - à la mort - celle des autres. Leur cerveau est de plomb, du plomb de leurs canons, otage de leur machine de guerre. Pourtant, dans cette nuit noire où s'enfonce l'âme des deux peuples, parviennent toujours à luire les minuscules flambeaux de citoyens anonymes, des gestes d'un vivre ensemble possible, des mots, la musique des jeunes rappeurs de Jaffa. Nous les retrouvons ici trois ans plus tard et leur rêve a grandi. Puissance de la vie.
 
 
Michel Rouger





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

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