Le billet

D…


09/01/2014




Plus besoin de dire son nom. Et plus envie. Quelle promo ! Trois semaines maintenant de présence gratuite à la Une des médias, avec renvoi généreux vers les obscénités proférées sur le Web, voilà une campagne de Nouvel An qui ne va pas creuser les comptes frauduleux du pitre fielleux. 2014, pour lui, s'annonce d'ailleurs prometteuse. Sur la scène juridique, le multirécidiviste est un artiste et il saura, à chaque salle interdite, attirer de nouveaux publics. Car il est surtout un symptôme. Qui creuse les abîmes vers lequel il veut nous attirer ? Alimente avec lui la guerre des mémoires et des souffrances, le repli sur soi, la recherche du bouc-émissaire ? Tout en faisant l'impossible pour endiguer son baratin, il faudrait donc aussi s'interroger. L'accuser maintenant d'avoir blanchi 400 000 € au Cameroun ne suffira pas. Au contraire : cela fait petit bras et peut même, aux yeux de certains, le rendre sympathique.

Michel Rouger





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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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