Le billet

D…


09/01/2014




Plus besoin de dire son nom. Et plus envie. Quelle promo ! Trois semaines maintenant de présence gratuite à la Une des médias, avec renvoi généreux vers les obscénités proférées sur le Web, voilà une campagne de Nouvel An qui ne va pas creuser les comptes frauduleux du pitre fielleux. 2014, pour lui, s'annonce d'ailleurs prometteuse. Sur la scène juridique, le multirécidiviste est un artiste et il saura, à chaque salle interdite, attirer de nouveaux publics. Car il est surtout un symptôme. Qui creuse les abîmes vers lequel il veut nous attirer ? Alimente avec lui la guerre des mémoires et des souffrances, le repli sur soi, la recherche du bouc-émissaire ? Tout en faisant l'impossible pour endiguer son baratin, il faudrait donc aussi s'interroger. L'accuser maintenant d'avoir blanchi 400 000 € au Cameroun ne suffira pas. Au contraire : cela fait petit bras et peut même, aux yeux de certains, le rendre sympathique.

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

Nono

Newsletter