Le billet

05/03/2015

Crise



Tout est en « crise ». Et depuis si longtemps maintenant. Cela fait en gros quarante ans que les médias nous le chantent sur tous les tons, imposant un bruit de fond qui angoisse, paralyse, abrutit, pousse les esprits vers les bonimenteurs lepénistes. Régulièrement, cependant, des coups de clairons nous ramènent au réel. Ainsi, a-t-on appris jeudi, les profits des 40 plus grosses sociétés de la Bourse de Paris (le fameux CAC 40) ont bondi au total de 33 % en 2014 à 62,43 milliards. L'activité est restée morose mais elles ont bien réduit les coûts, notamment de personnel.  Ainsi ont-elles pu être généreuses pour leurs actionnaires. Pas de crise pour le capitalisme ni pour les inégalités. Pendant ce temps, un tiers des chômeurs ne touche rien, la moitié touche moins 500 euros. Qu'ils prennent des actions ! aurait dit Marie-Antoinette. Un oubli de la loi Macron.

Michel Rouger



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Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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