Vu, lu, entendu... Revenus / Pauvreté

05/06/2014

Coup de projecteur sur les inégalités en France


La crise ne touche pas tout le monde et ce ne sont pas toujours ceux qui en pâtissent le plus qui se font entendre. Le "Laboratoire des Inégalités" est là pour nous le rappeler et apporter des explications, chiffres incontestables à l'appui.


Photo Alain Jaunault Histoires ordinaires
Photo Alain Jaunault Histoires ordinaires
Dans un article en date du 28 Mai sur le site de l'Observatoire des inégalités,  Louis Maurin, directeur de l'observatoire, montre "comment la France populaire décroche".

Dans la France en crise tout le monde n'est pas à la même enseigne : " Trois France se distinguent, constate-t-il. Parmi les 30 % les plus riches, les revenus ont continué à progresser entre 2008 et 2011 : de + 500 euros jusqu’à + 1 800 euros pour ceux des 10 % supérieurs....  Mais il est vrai, poursuit l'auteur, que les gains demeurent beaucoup plus faibles que ceux qu’on observe chez les 0,1 % les plus riches, qui ont gagné (au minimum) 36 000 euros (avant impôts) de plus en 2010 qu’en 2004... 

Les trois dixièmes de la population situés entre les 40 % les plus pauvres et les 30 % les plus riches ont vu leur situation stagner... Enfin, parmi les 40 % du bas de la hiérarchie sociale, les revenus diminuent de 300 à 400 euros (données annuelles). Cette France qui décroche a un visage : c’est celle des employés et des ouvriers, qui ont perdu respectivement 500 et 230 euros sur l’année entre 2008 et 2011, quand les cadres ont gagné 1 000 euros, soit un mois de travail d’un Smicard."

Pas besoin d'aller chercher plus loin les causes du décrochage électorale des ouvriers et employés.

L'article est à lire dans son intégralité à la fois pour les chiffres qu'il présente et pour la mise en perspective que propose son auteur 

 






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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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