Le billet

15/06/2017

Couché



Lasse des vieux partis, la France s'est jetée dans les bras d'un homme qui se voit à lui seul la droite et la gauche, se regarde et se veut jupitérien, marche vers le pouvoir personnel. Colorant de modernité le vieux recours au peuple, le Bonaparte startuper a fait appel à candidatures pour le Parlement. Des provinces, des individus sans base collective, associative, populaire, ont répondu. Au sein d'un politburo parisien, le Chef a choisi ses CDD. Et maintenant le puissant vent du changement porte à l'Assemblée une majorité de députés représentant 15 % du peuple. La république en marche arrière. La V° du nom ramenée à l'originel dessein gaulliste : un Parlement aux ordres. Couché. Une masse pavlovienne de député(e)s à la réflexion politique réflexe. Que pensez-vous ?... Macron ! Mais encore ?... Macron ! Ainsi  croient-ils, croient-elles, inventer l'avenir, penser sa complexité, résoudre les maux du temps, dompter les menaces extrémistes. Certes, des rebelles émergeront sûrement. Et la presse est en alerte. Mais le génie de Picardie, qui s'est entouré d'une garde de jeunes séides arrogants, peut-il encore entendre ? 

Michel Rouger
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Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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