Le billet

Combat


03/04/2014




Voilà donc, sous les ordres du général Valls et le renfort de la batailleuse Ségolène Royal, fille du lieutenant colonel d'artillerie de marine Jacques Antoine Royal, le « gouvernement de combat »  imposé par le grand stratège de l'Élysée après la déculottée aux municipales. Combattre quoi, combattre contre qui, mon général ? Ce ne sera pas la ploutocratie mondiale dont les folies ont durement cassé l'emploi et les finances publiques depuis 2008 :  le  monstre, insaisissable, va continuer au contraire à imposer sa loi.  Ce combat-là risque donc de ressembler à tous les précédents qui saignent la société depuis près de quarante ans : moins d'argent pour les forces de solidarité, les services publics et associations, les bataillons de citoyens qui colmatent les brèches  Mais peut-être le général va-t-il utiliser au moins l'arme de la justice et trouver les mots pour regonfler le moral des troupes.

Michel Rouger





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

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