Le billet

Combat


03/04/2014




Voilà donc, sous les ordres du général Valls et le renfort de la batailleuse Ségolène Royal, fille du lieutenant colonel d'artillerie de marine Jacques Antoine Royal, le « gouvernement de combat »  imposé par le grand stratège de l'Élysée après la déculottée aux municipales. Combattre quoi, combattre contre qui, mon général ? Ce ne sera pas la ploutocratie mondiale dont les folies ont durement cassé l'emploi et les finances publiques depuis 2008 :  le  monstre, insaisissable, va continuer au contraire à imposer sa loi.  Ce combat-là risque donc de ressembler à tous les précédents qui saignent la société depuis près de quarante ans : moins d'argent pour les forces de solidarité, les services publics et associations, les bataillons de citoyens qui colmatent les brèches  Mais peut-être le général va-t-il utiliser au moins l'arme de la justice et trouver les mots pour regonfler le moral des troupes.

Michel Rouger





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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