Le billet

Chaussée glissante


15/11/2018




Samedi 17 novembre. Sur les routes françaises, des tas de gilets jaunes. Encore un dérapage monstre. Mais comment est-ce possible ? Absence de prévention, on en revient toujours là. Pourquoi tant de gens doivent-ils se taper une heure de voiture matin et soir pour bosser ? Pourquoi, 45 ans après la première crise pétrolière, la bagnole avale-t-elle autant de leur smic ? Pourquoi doivent-ils aller si loin de leur boulot pour pouvoir se loger ? Pourquoi tant de changements d'employeur ? Pourquoi tant de territoires ruraux en perdition ? La route est en fait pavée d'inégalités qui s'aggravent depuis des décennies. Les socialistes ont roulé à droite et sont allés dans le décor. Ce gouvernement fonce encore davantage dans la même direction. Pas de visibilité, pas de vision. Alors reviennent les réflexes ancestraux anti-taxes et les charlatans de la politique. Un jour, ils distribuent des bonnets rouges, un autre des gilets jaunes en versant de l'huile sur la chaussée. 

Michel Rouger

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Le billet de la semaine

​Notre-Dame de Palmyre

Nous pleurions lundi soir en voyant une part de notre histoire, de notre culture, de nous-mêmes, dévorée par le feu de l'enfer. Mais nos larmes sèchent déjà. C'était un accident, le monument a résisté, l'argent afflue vers la riche Paris. Nous reconstruirons, a dit le Président. Des grandes orgues et de milliers de poitrines jaillira, dans quelques années, un vibrant Alleluia. Douleur infime. Tellement éloignée de la douleur des Syriens, Kurdes, Irakiens, Afghans qui pleurent pour toujours la perte des Notre-Dame de Palmyre, de Mossoul, d'Alep, de Racca, de Bâmiyân : cités antiques, mosquées, églises, temples et statues... perdus à jamais non par accident mais par la haine d'une armée d'humains, leurs propres frères, fanatisés par un dieu fou. Depuis lundi soir, les Français peuvent seulement effleurer leur malheur pour, désormais, ne pas les oublier. 

Michel Rouger

 

18/04/2019

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