Le billet

15/11/2018

Chaussée glissante



Samedi 17 novembre. Sur les routes françaises, des tas de gilets jaunes. Encore un dérapage monstre. Mais comment est-ce possible ? Absence de prévention, on en revient toujours là. Pourquoi tant de gens doivent-ils se taper une heure de voiture matin et soir pour bosser ? Pourquoi, 45 ans après la première crise pétrolière, la bagnole avale-t-elle autant de leur smic ? Pourquoi doivent-ils aller si loin de leur boulot pour pouvoir se loger ? Pourquoi tant de changements d'employeur ? Pourquoi tant de territoires ruraux en perdition ? La route est en fait pavée d'inégalités qui s'aggravent depuis des décennies. Les socialistes ont roulé à droite et sont allés dans le décor. Ce gouvernement fonce encore davantage dans la même direction. Pas de visibilité, pas de vision. Alors reviennent les réflexes ancestraux anti-taxes et les charlatans de la politique. Un jour, ils distribuent des bonnets rouges, un autre des gilets jaunes en versant de l'huile sur la chaussée. 

Michel Rouger

2018_11_15__chaussee_glissante.mp3 2018 11 15 Chaussée glissante.mp3  (1.59 Mo)




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

​Coronaparano - 07/05/2020

Liberté - 30/04/2020

Medef-19 - 16/04/2020

Colère, sans masque - 02/04/2020

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

Virus - 26/02/2020

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

1 2 3 4 5 » ... 22


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












Partenaires