Le billet

Chaussée glissante


15/11/2018




Samedi 17 novembre. Sur les routes françaises, des tas de gilets jaunes. Encore un dérapage monstre. Mais comment est-ce possible ? Absence de prévention, on en revient toujours là. Pourquoi tant de gens doivent-ils se taper une heure de voiture matin et soir pour bosser ? Pourquoi, 45 ans après la première crise pétrolière, la bagnole avale-t-elle autant de leur smic ? Pourquoi doivent-ils aller si loin de leur boulot pour pouvoir se loger ? Pourquoi tant de changements d'employeur ? Pourquoi tant de territoires ruraux en perdition ? La route est en fait pavée d'inégalités qui s'aggravent depuis des décennies. Les socialistes ont roulé à droite et sont allés dans le décor. Ce gouvernement fonce encore davantage dans la même direction. Pas de visibilité, pas de vision. Alors reviennent les réflexes ancestraux anti-taxes et les charlatans de la politique. Un jour, ils distribuent des bonnets rouges, un autre des gilets jaunes en versant de l'huile sur la chaussée. 

Michel Rouger

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La démocratie est aujourd'hui échouée sur le rond-point de la République. Une foule d'individus en gilets jaunes entourent le pilote. Celui-ci actionne en vain les commandes. Il faut dire qu'il s'agit d'un jeune un peu inconséquent. Il y a dix-huit mois, il a arraché le volant aux conducteurs expérimentés et entamé une course sans crier gare. Il s'est pris pour un dieu, jupiter. Il a bousculé le petit peuple, s'est fait applaudir par les nantis, a lancé un bras d'honneur à chaque appel à la prudence. Seuls ces gilets jaunes ont pu le stopper. Ils l'ont même contraint à faire marche arrière. Alors que les violences policières font frémir, que des casseurs, extrémistes et démagogues tentent de profiter de l'aubaine, qui peut sortir la démocratie de cette ornière ? Les “casques bleus” habituels, ceux qu'on appelle les “corps intermédiaires”, en tête desquels les syndicats jusqu'ici méprisés.

Michel Rouger

06/12/2018

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