Vu, Lu, Entendu...

12/03/2020

Charles et Paul Géniaux, reporters photographes précurseurs


Dès le début du XXème siècle, journalistes et photographes, Charles et Paul Géniaux montrent la vie des gens ordinaires notamment en Bretagne et à Paris. Une exposition leur est consacrée au Musée de Bretagne à Rennes.


Garçonnets mangeant près d'une fontaine. Plumelec Morbihan. Paul Géniaux. 1902-1905. Collection Musée de Bretagne
Garçonnets mangeant près d'une fontaine. Plumelec Morbihan. Paul Géniaux. 1902-1905. Collection Musée de Bretagne
reporters_photos.mp3 Reporters Photos.mp3  (824.95 Ko)

Ils photographient la vie quotidienne des pêcheurs, des habitants de la campagne et des villes, les fêtes. ils photographie peu les gens « importants »... Par exemple, parmi des dizaines de photos, Charles montre un mariage rural : il prend sur le vif les cuisinières qui préparent une recette pour une centaine de personnes dans un chaudron en plein air. Ou encore, une série de plusieurs photos prises par Paul d'enfants en train de manger leur bol de soupe près d'une fontaine. Les œuvres sont proposées dans différents formats, regroupées par thèmes : un vrai plaisir pour les visiteurs qui s'intéressent à la vie des gens simples, loin du folklore. Une vidéo retrace la vie des deux frères. 
  L'un et l'autre, chacun dans son domaine sont les précurseurs de la photographie humaniste. « Pour les photographes humanistes,l'environnement du sujet a autant d'importance que le sujet lui-même ; ce dernier est donc souvent photographié dans son cadre de vie intime ou en public. Certains lieux comme la rue ou le bistrot sont particulièrement exploités parce qu'ils sont des espaces de liberté et de convivialité. » (Wikipédia).
Leurs photos sont présentées aux Champs Libres à Rennes, jusqu'au 26 avril 2020.
 



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique
1 2 3 4 5 » ... 14






Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires