Le billet

Breizh


30/10/2013




La Bretagne souffre et l'État marche de nouveau sur des braises. Le gouvernement Ayrault n'est en rien responsable de l'écotaxe adoptée en 2009  par l'UMP et le PS, laquelle a même été réduite de 50 % pour les Bretons en avril 2013. Pas plus qu'il n'est coupable des crises de l'agroalimentaire et de l'automobile, où s'enracine la colère, qui sont nées des travers du système économique et de l'imprévoyance des Bretons eux-mêmes. Mais l'Histoire se répète. Les Bas-Bretons ont enfilé les bonnets rouges et le pouvoir central, plombé par son impopularité, craignant l'embrasement général, a reculé. Au cœur de ce pouvoir central, les Le Drian, Lebranchu, Poignant et autres Bretons risquaient de porter le chapeau. Les nombreux Bretons écologistes, eux, sont en train d'avaler le leur. Rien dans tout cela n'est noir et blanc.

Michel Rouger





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

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