Le billet

Barroso-zozo


18/06/2013




La verdoyante péninsule de Lough Erne, en Irlande du Nord, vient d'accueillir le G8, les « Huit » gardiens du désordre mondial. Plus un mouton, Barroso, le « président » de la Commission européenne. Arrivé là sans être élu par les citoyens, cet ami de Monsanto et autres multinationales états-uniennes, est en quelque sorte un président génétiquement modifié. L'ex-maoïste va-t-en-guerre en Irak en 2003 et dont l'ultra-libéralisme semble une frontière indépassable, a beaucoup fait pour le désamour entre l'Europe et les peuples. Et il s'obstine. À ses yeux, soustraire la culture à la grande négociation marchande qui commence avec les États-Unis est « réactionnaire » ! Peu importe que deux-tiers des députés européens - élus, légitimes - approuvent la France, Barroso tient à entamer la négociation vigoureusement soumis aux intérêts nord-américains. Il cherche en effet un emploi. L'an prochain, fini le job de Bruxelles : il est temps de faire jouer les réseaux à zozo. 
 
Michel Rouger    





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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