Le billet

Auto-école


12/02/2015




Encore calé : marche arrière, vite ! Ainsi va la fameuse loi Macron, zigzaguant entre les notaires énervés ou les pilotes d'auto-écoles qui embouteillent nos rocades et nos périph'. Dans quel état arrivera la loi sur « la croissance et l'activité » de la maison Matignon-Élysée ? En tout cas, le ministre novice semble prendre du plaisir au volant de son engin lancé tel un convoi exceptionnel sur une route de montagne. Audacieux de faire des facteurs, qui sont d'abord des as du vélo, des experts de la conduite auto ! Il lui faut apprendre. Le pilotage ministériel ne s'acquiert pas en 20 heures mais sur le tas, en autoformation. C'est le côté autodidacte, autoécole de la gouvernance. Parfois, ça prend d'ailleurs beaucoup de temps : pour la plupart des examinateurs, le Président n'a obtenu son permis de piloter le pays que le mois dernier, après deux ans et demi de conduite hésitante, déroutante.

Michel Rouger





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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