Le billet

Auto-école


12/02/2015




Encore calé : marche arrière, vite ! Ainsi va la fameuse loi Macron, zigzaguant entre les notaires énervés ou les pilotes d'auto-écoles qui embouteillent nos rocades et nos périph'. Dans quel état arrivera la loi sur « la croissance et l'activité » de la maison Matignon-Élysée ? En tout cas, le ministre novice semble prendre du plaisir au volant de son engin lancé tel un convoi exceptionnel sur une route de montagne. Audacieux de faire des facteurs, qui sont d'abord des as du vélo, des experts de la conduite auto ! Il lui faut apprendre. Le pilotage ministériel ne s'acquiert pas en 20 heures mais sur le tas, en autoformation. C'est le côté autodidacte, autoécole de la gouvernance. Parfois, ça prend d'ailleurs beaucoup de temps : pour la plupart des examinateurs, le Président n'a obtenu son permis de piloter le pays que le mois dernier, après deux ans et demi de conduite hésitante, déroutante.

Michel Rouger





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

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