Vu, Lu, Entendu...

21/02/2019

Appel aux dons : le fonds "La terre en commun" de Notre-Dame-des-Landes est lancé




Lancé mi-janvier auprès des réseaux de soutien les plus proches, le fonds de dotation "La terre en commun" destiné à racheter bâtiments, terres et forêts sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes est maintenant élargi à tous.

Quelque 250 000 € ont été rassemblés en quelques semaines, versés par environ 500 donateurs selon leurs moyens, de 5 € à plusieurs milliers. L'objectif est d'atteindre 3 millions d'euros pour que l'aventure collective et les divers projets alternatifs puissent se poursuivre, que ces terres et bâtiments échappent à l'agriculture intensive. Il y a urgence : la rétrocession de 800 ha de terres demandée par le Conseil départemental risque d'intervenir en ce début d'année.

Précision d'importance : il s'agit d'une acquisition collective sans aucun système de parts ou d'actions. Les biens acquis sont donc placés en dehors de la spéculation et des recherches d'enrichissement personnel. Les dons sont accessibles à la réduction d'impôt de 66 % au titre du mécénat.

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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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