Le billet

14/12/2016

Alep



Quatre lettres de sang s'écrivent sous nos yeux et nous restons là sidérés, désarmés. Nous sommes révulsés par la barbarie humaine qui ne fait relâche que pour recharger les canons, mais abandonnons à leur héroïsme les jeunes qui continuent à tweeter et les médecins qui persistent à soigner sous les bombes qui pleuvent ou la torture qui rôde. Nous voyons, nous savons, le monde est devenu village, mais nous restons aussi impuissants que nos ancêtres, jadis, devant d'autres tragédies. Pas de défilés pour convaincre nos gouvernants eux-mêmes prisonniers d'un homme, Poutine, qui gave de munitions le bourreau de Damas, bombarde lui-même, condamne par ses veto l'ONU à l'inaction. Poutine qui a aussi des amis chez nous : Marine Le Pen, François Fillon. On frémit à l'idée de voir l'an prochain un président français serrer en souriant cette main couverte du sang des innocents d'Alep. 

Michel Rouger

Alep
2016_12_14_alep.mp3 2016 12 14 Alep.mp3  (1.31 Mo)





1.Posté par baron le 15/12/2016 18:37
Que dire Michel ? Des poèmes écrits pour les enfants d'Alep, des photos, des vidéos... Notre impuissance ? Puisse la trève commencée aujourd'hui épargner/protéger... je ne sais plus. Merci pour ton analyse

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

J – 17 - 08/09/2020

Le Masque - 02/09/2020

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

​Coronaparano - 07/05/2020

Liberté - 30/04/2020

Medef-19 - 16/04/2020

Colère, sans masque - 02/04/2020

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

1 2 3 4 5 » ... 22


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












Partenaires