Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui


11/09/2014



A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui
Le Tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer les neuf Femen qui, le 12 février 2013 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avaient célébré à leur manière, le renoncement du pape Benoît XVI  : entrées avec les touristes, elles s'étaient posées les seins nus près de trois cloches et les avaient fait tinter avec des morceaux de bois en criant « Pope no more! » (« Plus de pape ! »).

À l'occasion de cette relaxe, l'hebdomadaire Marianne publie une interview d
l’historienne des femmes, Marie-Josèphe Bonnet, ancienne du MLF, sur  ce qu'est devenu le féminisme. 

« On aimerait entendre les autres contestataires de l'ordre patriarcal, dit notamment Marie-Josèphe Bonnet. Il n'y a qu'un seul type de langage pour l'instant qui est entendu : les seins nus parce que c'est une action spectaculaire. Or le féminisme a plusieurs langages : l'art, la littérature, la philosophie, la politique et même la sociologie des genres, la seule d'ailleurs qui soit passionnément critiquée ou défendue, comme s'il ne restait plus que le terrain de la sociologie pour penser.  »






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono