Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui


11/09/2014



A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui
Le Tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer les neuf Femen qui, le 12 février 2013 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avaient célébré à leur manière, le renoncement du pape Benoît XVI  : entrées avec les touristes, elles s'étaient posées les seins nus près de trois cloches et les avaient fait tinter avec des morceaux de bois en criant « Pope no more! » (« Plus de pape ! »).

À l'occasion de cette relaxe, l'hebdomadaire Marianne publie une interview d
l’historienne des femmes, Marie-Josèphe Bonnet, ancienne du MLF, sur  ce qu'est devenu le féminisme. 

« On aimerait entendre les autres contestataires de l'ordre patriarcal, dit notamment Marie-Josèphe Bonnet. Il n'y a qu'un seul type de langage pour l'instant qui est entendu : les seins nus parce que c'est une action spectaculaire. Or le féminisme a plusieurs langages : l'art, la littérature, la philosophie, la politique et même la sociologie des genres, la seule d'ailleurs qui soit passionnément critiquée ou défendue, comme s'il ne restait plus que le terrain de la sociologie pour penser.  »






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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

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