Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

11/09/2014

A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui



A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui
Le Tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer les neuf Femen qui, le 12 février 2013 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avaient célébré à leur manière, le renoncement du pape Benoît XVI  : entrées avec les touristes, elles s'étaient posées les seins nus près de trois cloches et les avaient fait tinter avec des morceaux de bois en criant « Pope no more! » (« Plus de pape ! »).

À l'occasion de cette relaxe, l'hebdomadaire Marianne publie une interview d
l’historienne des femmes, Marie-Josèphe Bonnet, ancienne du MLF, sur  ce qu'est devenu le féminisme. 

« On aimerait entendre les autres contestataires de l'ordre patriarcal, dit notamment Marie-Josèphe Bonnet. Il n'y a qu'un seul type de langage pour l'instant qui est entendu : les seins nus parce que c'est une action spectaculaire. Or le féminisme a plusieurs langages : l'art, la littérature, la philosophie, la politique et même la sociologie des genres, la seule d'ailleurs qui soit passionnément critiquée ou défendue, comme s'il ne restait plus que le terrain de la sociologie pour penser.  »





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Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

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