Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

11/09/2014

A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui



A propos des Femen à Paris : le féminisme aujourd'hui
Le Tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer les neuf Femen qui, le 12 février 2013 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avaient célébré à leur manière, le renoncement du pape Benoît XVI  : entrées avec les touristes, elles s'étaient posées les seins nus près de trois cloches et les avaient fait tinter avec des morceaux de bois en criant « Pope no more! » (« Plus de pape ! »).

À l'occasion de cette relaxe, l'hebdomadaire Marianne publie une interview d
l’historienne des femmes, Marie-Josèphe Bonnet, ancienne du MLF, sur  ce qu'est devenu le féminisme. 

« On aimerait entendre les autres contestataires de l'ordre patriarcal, dit notamment Marie-Josèphe Bonnet. Il n'y a qu'un seul type de langage pour l'instant qui est entendu : les seins nus parce que c'est une action spectaculaire. Or le féminisme a plusieurs langages : l'art, la littérature, la philosophie, la politique et même la sociologie des genres, la seule d'ailleurs qui soit passionnément critiquée ou défendue, comme s'il ne restait plus que le terrain de la sociologie pour penser.  »





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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