Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

16/06/2014

A la rencontre de l'humanité enfermée



A la rencontre de l'humanité enfermée
Le premier contrôleur général des lieux de privation de liberté tire sa révérence. Dans "L'humanité mise aux arrêts", un article publié le 6 juin dernier dans le journal Libération, Jean-Marie Delarue livre les anecdotes fortes qui ont émaillé son mandat. Six ans à visiter prisons, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, locaux de garde à vue et centres éducatifs fermés. Qu'ils soient détenus ou surveillants, les personnages dont il témoigne concentrent tout ce que ces lieux d'enfermement peuvent receler de violence et d'humanité. L'ex-contrôleur les raconte avec une forme de tendresse. De tendresse pour l'humanité. 

A lire aussi, "Ce que je n'excuse pas, c'est la résignation des pouvoirs publics", sa dernière interview de contrôleur, publiée sur le blog "Libertés surveillées" du Monde.fr. 
 





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Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

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