Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

A la rencontre de l'humanité enfermée


16/06/2014



A la rencontre de l'humanité enfermée
Le premier contrôleur général des lieux de privation de liberté tire sa révérence. Dans "L'humanité mise aux arrêts", un article publié le 6 juin dernier dans le journal Libération, Jean-Marie Delarue livre les anecdotes fortes qui ont émaillé son mandat. Six ans à visiter prisons, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, locaux de garde à vue et centres éducatifs fermés. Qu'ils soient détenus ou surveillants, les personnages dont il témoigne concentrent tout ce que ces lieux d'enfermement peuvent receler de violence et d'humanité. L'ex-contrôleur les raconte avec une forme de tendresse. De tendresse pour l'humanité. 

A lire aussi, "Ce que je n'excuse pas, c'est la résignation des pouvoirs publics", sa dernière interview de contrôleur, publiée sur le blog "Libertés surveillées" du Monde.fr. 
 






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono