Le billet

À l'enseigne coloniale


15/11/2012




Vous suivez la résistance des millions de kiranas, les petits boutiquiers indiens, confrontés à l'inexorable avancée des chariots de Walmart, Tesco, Carrefour, Auchan et autres ouest compagnies ? Il le faut. Question de modernité. La triste modernité de l'hypermarché. Les enseignes ventrues de nos périphéries conquièrent toujours le monde, s'adossant aux bidonvilles pour contenter la minorité aisée, chassant les commerces de rues, déchirant le tissu social dont la petite échoppe indienne est le symbole... pendant que nous tentons ici, drôlement, laborieusement, de recoudre ce tissu par des « panniers paysans », des « circuits courts ». Ganesh, dis à tes envahisseurs que la prospérité ne se mesure pas aux kilomètres de gondoles. Gandhi, reviens-nous et pars jeûner dans la galerie coloniale : ton message éclipsera toutes les réclames.

Michel Rouger
 





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En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

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