Le billet

​Vivement le pire


25/05/2016




La France a été si mal gouvernée sous Sarkozy puis Hollande, si contrainte de se soumettre sans discuter aux outrances du système financier, qu'elle est de nouveau prise de convulsions. Pourtant, sous la pression des manifestants, de l'aide gauche du PS et celle, secrète, de la CFDT, la Loi Travail ne ressemble plus guère au texte provocateur initial. Mais elle reste un chiffon rouge. Un symbole à abattre. Et après ? On verra bien. En attendant, les casseurs veulent casser "le système" et la CGT abattre la loi symbole en empêchant, avec quelques troupes aguerries, les Français de circuler. Tout à leur haine du personnage François Hollande, une partie des électeurs de gauche accepte déjà un duel Juppé - Le Pen pour la Présidentielle 2017. "Pourquoi pas  Juppé ?" Pourtant, depuis quelques jours, ils connaissent son projet : une offensive anti-sociale lourde, brutale, à faire regretter Macron. Mais marcher vers le pire les yeux ouverts, c'est encore plus beau.

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

Virus - 26/02/2020

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

L'oiseau

Dans sa cage, l’homme regarde l’oiseau. Et l’oiseau regarde l’homme. Soudain, l’oiseau s’envole. Il file vers la plage, se pose à un mètre d’un CRS qui contemple la mer, guette un confiné évadé ou songe aux Gilets Jaunes qu’il blessait l’an dernier. L’oiseau reprend son vol. Il voit l’agitation aux portes de l’hôpital, une soignante adossée au mur, épuisée, accablée. Aperçoit dans les rues vides un livreur, des éboueurs, une caissière derrière une vitre, un petit peuple qui assure la survie. Il survole des cages avec de grands jardins et d’autres empilées, entassées. Curieux humains qui s’accommodent des inégalités et font preuve de solidarités. Puis il croise d’autres oiseaux. Ils chantent de nouveau dans la ville. Une femme à son balcon les observe et sourit, protectrice. L’oiseau revient. Il retrouve l’homme dans sa cage. « Alors ? », demande l’homme. « Il faut tout changer », répond l’oiseau. L’homme se lève enfin : «  Oui, on va tout changer. »

Michel Rouger

26/03/2020

Nono

Newsletter