Vu, Lu, Entendu...

13/01/2020

​Vente de photos culinaires au profit des Frigos solidaires



photos.mp3 Photos.mp3  (1.62 Mo)

L’association Réflex Engagés réunit des cuisiniers, photographes et stylistes culinaires pour agir contre la faim et le gaspillage alimentaire en utilisant la photographie culinaire comme support d’action. Elle organise cette année la première édition d’une vente caritative pour compenser le gaspillage alimentaire inhérent à leur profession en reversant tous les bénéfices de la vente des photographies à une association qui lutte contre la faim et le gaspillage alimentaire ; pour aussi, mobiliser l’opinion en organisant une exposition de photographies culinaires thématique, gratuite et dans un lieu ouvert à tous.
 
Au profit des Frigos solidaires
La prochaine vente aux enchères de ces photographies aura lieu du 27 février au 12 mars 2020 sur le site internet du collectif. Pendant toute la durée de la vente en ligne, les photographies seront exposées à l’Auberge de Jeunesse Yves Robert dans le 18e arrondissement de Paris, en accès libre à tous. Un Frigo solidaire sera mis à disposition devant l’Auberge pendant l’événement. Le chef Julien Duboué, engagé contre le gaspillage alimentaire au quotidien dans ses restaurants, et Baptiste Lorber, comédien et militant écologiste, sont les parrains de cette première édition de la vente caritative annuelle de Réflex engagés au profit des Frigos solidaires.
 
70 frigos solidaires dans toute la France 
Les Frigos solidaires ont été créés par Dounia Mebtoul, jeune restauratrice parisienne qui a découvert ces réfrigérateurs de rue ouverts à tous alors qu’elle vivait à Londres. Elle installe son premier « frigo solidaire » en France en juin 2017 devant le restaurant qu’elle tient avec sa mère, La Cantine du 18e. Quelques mois après l’installation du premier réfrigérateur en libre-service, avec l'aide d’Identités Mutuelle, acteur de l'économie sociale et solidaire, l’association se crée et se développe au niveau national avec trois missions d’intérêt général : lutter contre le gaspillage à l’échelle locale, lutter contre la précarité en aidant les plus démunis, créer du lien social de proximité en favorisant l’espace public comme lieu de rencontre entre déposants et bénéficiaires. « Certaines personnes viennent jusqu’à trois fois par jour. Ils n’ont pas à justifier de leurs revenus. Dès lors que quelqu’un traverse une phase de précarité, ce qui peut arriver à tout le monde, il peut en profiter. » L’association a installé 70 frigos solidaires dans toute la France : 40 déposants et 50 bénéficiaires par jour et par frigo, en moyenne à Paris. Le coût d’un frigo solidaire est estimé à 1300 €, meuble de rangement et transports compris. Site : lesfrigosolidaires.com
 
10 milliards de kilos de denrées alimentaires jetées chaque année
Chaque année, ce sont 10 millions de tonnes, soit 10 milliards de kilos de denrées alimentaires qui sont jetées au lieu d’être consommées selon FranceNatureEnvironnement. La valeur théorique de ces produits, s’ils étaient valorisés en alimentation humaine, est évaluée à 16 milliards d’euros et l’impact carbone de la production de ces produits détournés de l’alimentation humaine est évalué à 15,3 millions de tonnes équivalent CO² soit 3% de l’ensemble des émissions de l’activité nationale (source : Ademe).

Vente aux enchères en ligne du 27 février au 12 mars sur le site de Reflex engagés : reflexengages.fr

Visuel tiré du site Réflex engagés
Visuel tiré du site Réflex engagés



Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

Nono












Partenaires