16/07/2015

​Un feu d'artifices



Un beau 14 juillet ce fut. Militaire, bien sûr : le président du Mexique, fan de nos hélicos, était là ; pas nos acheteurs de Rafale, dommage. Populaire aussi, naturellement : c'est bon de se sentir du même pays comme disent les jeunes Français des quartiers. En réalité, le 14 juillet est devenu un feu d'artifices. La fête des illusions. Le jour de la contradiction. Toutes les vieilles nations d'Europe amusent ainsi leur peuple. Elles sortent leurs canons pour cacher leur impuissance à empêcher les banques d'écraser les Grecs ou leur Commission européenne de miner leur indépendance et leur société : le 14 juillet aussi, une enquête révélait que dans les négociations sur le Traité transatlantique de libre-échange, le fameux Tafta, la Commission consultait à 88% les grands lobbies et à 9% les groupes d'intérêt public. A quand un grand récit populaire européen contre les nouveaux maîtres et les nouvelles bastilles ? 

Michel Rouger



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Poison


La Justice a enfin tranché. Les laboratoires Servier sont condamnés. Pour la mort de 1 500 à 2 000 personnes empoisonnées par le Mediator et pour les souffrances infligées à des milliers d’autres, ils devront verser quelques heures de leur chiffre d’affaires. Quant aux dirigeants, cadres ou experts accusés, ils sont repartis libres avec leurs gardes du corps dans leurs voitures aux vitres teintées. Plus clément que la procureure, le tribunal leur a épargné la prison ferme. Dans la France du XXIe siècle, les juges, qui envoient le petit peuple à tour de bras dans des prisons indignes, restent pétrifiés à l’idée d’enfermer un puissant dans une cellule aménagée. Inébranlable justice de classe. Un vrai poison dans une société déjà peu confiante envers ses institutions. Pour rattraper l’iniquité, reste plus qu’à décider d’un plan médiator transformant la prison ferme en prison avec sursis pour les milliers de détenus non condamnés pour homicides involontaires. 

Michel Rouger
20210401_poison.mp3 20210401 Poison.mp3  (1.11 Mo)


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