Le billet

​Progressons


11/04/2019




Et maintenant, après le grand débat, que fait-on ? On s'affiche « Progressiste ». Jean-Yves Le Drian a lancé dimanche le mouvement des « Progressistes bretons » en écho au « Progressisme » qu'essaient de théoriser dans un ouvrage les deux jeunes stratèges du Président, Amiel et Emelien. Eux-mêmes ont une belle marge de progression. Pour ringardiser les opposants à Emmanuel Macron et en faire le seul adversaire des « populistes » à la Présidentielle de 2022, ils ressortent un vieux terme fatigué galvaudé depuis la fin du XIX° siècle par des partis de toutes couleurs. Car à chacun son « progrès ». Le parti macroniste et ses stratèges en ont eux-mêmes une vision particulière dont la politique, depuis bientôt deux ans, a été régressive sur la justice fiscale et sociale, les libertés, l'écologie, les institutions. Mais instruit par la révolte des Gilets Jaunes et le débat national, le Président, dont la Parole tient en haleine tout le pays, a peut-être fait de gros progrès.

Michel Rouger




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​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

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