Le billet

​Progressons


11/04/2019




Et maintenant, après le grand débat, que fait-on ? On s'affiche « Progressiste ». Jean-Yves Le Drian a lancé dimanche le mouvement des « Progressistes bretons » en écho au « Progressisme » qu'essaient de théoriser dans un ouvrage les deux jeunes stratèges du Président, Amiel et Emelien. Eux-mêmes ont une belle marge de progression. Pour ringardiser les opposants à Emmanuel Macron et en faire le seul adversaire des « populistes » à la Présidentielle de 2022, ils ressortent un vieux terme fatigué galvaudé depuis la fin du XIX° siècle par des partis de toutes couleurs. Car à chacun son « progrès ». Le parti macroniste et ses stratèges en ont eux-mêmes une vision particulière dont la politique, depuis bientôt deux ans, a été régressive sur la justice fiscale et sociale, les libertés, l'écologie, les institutions. Mais instruit par la révolte des Gilets Jaunes et le débat national, le Président, dont la Parole tient en haleine tout le pays, a peut-être fait de gros progrès.

Michel Rouger




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Le billet de la semaine

​Notre-Dame de Palmyre

Nous pleurions lundi soir en voyant une part de notre histoire, de notre culture, de nous-mêmes, dévorée par le feu de l'enfer. Mais nos larmes sèchent déjà. C'était un accident, le monument a résisté, l'argent afflue vers la riche Paris. Nous reconstruirons, a dit le Président. Des grandes orgues et de milliers de poitrines jaillira, dans quelques années, un vibrant Alleluia. Douleur infime. Tellement éloignée de la douleur des Syriens, Kurdes, Irakiens, Afghans qui pleurent pour toujours la perte des Notre-Dame de Palmyre, de Mossoul, d'Alep, de Racca, de Bâmiyân : cités antiques, mosquées, églises, temples et statues... perdus à jamais non par accident mais par la haine d'une armée d'humains, leurs propres frères, fanatisés par un dieu fou. Depuis lundi soir, les Français peuvent seulement effleurer leur malheur pour, désormais, ne pas les oublier. 

Michel Rouger

 

18/04/2019

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