Le billet

​Progressons


11/04/2019




Et maintenant, après le grand débat, que fait-on ? On s'affiche « Progressiste ». Jean-Yves Le Drian a lancé dimanche le mouvement des « Progressistes bretons » en écho au « Progressisme » qu'essaient de théoriser dans un ouvrage les deux jeunes stratèges du Président, Amiel et Emelien. Eux-mêmes ont une belle marge de progression. Pour ringardiser les opposants à Emmanuel Macron et en faire le seul adversaire des « populistes » à la Présidentielle de 2022, ils ressortent un vieux terme fatigué galvaudé depuis la fin du XIX° siècle par des partis de toutes couleurs. Car à chacun son « progrès ». Le parti macroniste et ses stratèges en ont eux-mêmes une vision particulière dont la politique, depuis bientôt deux ans, a été régressive sur la justice fiscale et sociale, les libertés, l'écologie, les institutions. Mais instruit par la révolte des Gilets Jaunes et le débat national, le Président, dont la Parole tient en haleine tout le pays, a peut-être fait de gros progrès.

Michel Rouger




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La peine au travail

Bonne année aux ouvriers des abattoirs. Et bonne santé surtout ! Par exemple à tous les collègues des ouvrières et ouvriers qui nous bouleversent dans le remarquable film Entrée du personnel à voir ou à revoir jusqu’au 6 mars sur Arte. Révoltant. Les bêtes pâturant chez l’éleveur du coin sont mieux traitées. Un film à voir par tous. Surtout par ceux qui veulent défendre ou réformer les retraites. « Reste à y arriver en bonne santé, dit un ouvrier, et à en profiter au moins deux ans. Autrefois les gens n’avaient pas des cadences comme ça. » Dans des tas de professions, de la souffrance physique au burn-out, la peine au travail s’est aggravée, malgré ou à cause de la robotisation, et à la fin, ceux qui ont beaucoup peiné et meurent tôt financent toujours les retraites de ceux qui ont moins peiné et meurent tard. Une injustice criante aggravée par le  pouvoir actuel qui a durci des critères de pénibilité déjà indigents. Un sujet qui devrait être au cœur des propositions des partis de gauche s’ils étaient vraiment sensibles à la peine au travail des milieux populaires. 

Michel Rouger

16/01/2020

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