Le billet

​Pénible


13/07/2017




Le patron d'En Marche SA et ses méritants associés se donnent bien de la peine. La nuit, le jour, sous 30°, ils dégauchissent. Ils viennent ainsi de passer sous le rabot le « compte pénibilité » des OS des Temps Modernes. Le mot pénibilité, pas beau, a sauté net. Les ouvriers qui portent 15 kg ou en poussent 250 un tiers du temps, qui restent les bras en l'air la moitié de la journée, qui encaissent des vibrations mécaniques ou qui avalent des saloperies chimiques, se voient limer les contreparties à leur exploitation. Malades ils devront être pour en bénéficier. Ils seront soignés à l'hôpital dans la limite des budgets également rabotés pour réduire l'impôt sur les grosses fortunes. Puis ils mourront. Avant tout le monde. C'est normal. C'est la vie. Il fallait bien alléger la charge qui pèse sur le dos des employeurs. Les paperasses, c'est dur, les taxes, ça fait mal. Le MEDEF d'ailleurs est content. De mauvais esprits refusent pourtant d'applaudir. Franchement, c'est pénible.

Michel Rouger

2017_07_14_penible.mp3 2017 07 14 Pénible.mp3  (1.77 Mo)





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​Non - 22/02/2018

​Chers ghettos - 15/02/2018

​A la noix - 08/02/2018

​Président Et-Et - 25/01/2018

L'automobiliste - 11/01/2018

​On y croit - 04/01/2018

8 - 20/12/2017

​Lire - 06/12/2017

Tais-toi et marche - 23/11/2017

​Abysses - 16/11/2017

​Crac(s) - 09/11/2017

​Le beurre - 02/11/2017

​Peste moderne - 19/10/2017

Visionnaire - 12/10/2017

​Murs sanglants - 04/10/2017

​Du Bâtiment - 28/09/2017

Ensemble - 13/09/2017

Réformes - 31/08/2017

Notre Dame de France - 09/08/2017

1 2 3 4 5 » ... 14


Le billet de la semaine

​Non

La Ghouta orientale. « L'enfer sur terre », dit Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu. « Un autre Srebenica », alerte The Guardian, le quotidien britannque. Un carnage. Mais il a lieu en Syrie et comme en Bosnie hier, comme en Afghanistan, en Somalie, au Kivu ou au Yemen aujourd'hui, plus ça dure, plus c'est dur d'assister continûment au massacre des enfants et au renoncement des puissances. Alors l'envie vient de singer les singes de la sagesse. Rien voir, rien entendre, rien dire. Fuir. Oublier les guerres, les injustices, les périls. Consommer, communiquer, courir les émotions factices du siècle. Étouffer la voix intérieure. Mais cette voix reste là, constante, ardente. Non. Car il n'y a pas de bonheur sans elle. Et pas de liberté, d'humanité, sans s'indigner. Toujours.

Michel Rouger

22/02/2018

Nono










Newsletter