Le billet

​Patronat


05/07/2018




Le patron des patrons français a changé mardi et tout le monde s'en contrefiche. Les employeurs eux-mêmes, pour la plupart. Surtout les petits. C'est dommage. Veut-on vraiment préserver notre patrimoine ? Dans notre monde en pleins bouleversements, les dirigeants du Medef restent résolument inscrits dans la tradition, celle d'un vieux syndicat de geignards, puissants et riches, nostalgiques de la lutte des classes. Dédaignant les grandes questions de notre époque - les dangers de l'hyper-capitalisme, les  responsabilités sociétales et environnementales – méprisant le dialogue social, le dernier président, Pierre Gattaz, héritier zélé de son père Yvon qui fut aussi patron des patrons, a porté très haut ces valeurs fortes : toujours plus pour les actionnaires, toujours moins pour les salariés. Seulement voilà : les Présidents de la République, surtout les trois derniers, surtout l'actuel, ont fini par tout accorder. Et qu'est-ce qu'il va faire Geoffroy Roux de Bézieux, si Macron lui fauche son nouveau job de patron des patrons ? 

Michel Rouger

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1.Posté par LE HERISSE le 07/07/2018 10:06
comme dit Warren Buffet, l'un des plus riches au monde « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. »

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Samedi 17 novembre. Sur les routes françaises, des tas de gilets jaunes. Encore un dérapage monstre. Mais comment est-ce possible ? Absence de prévention, on en revient toujours là. Pourquoi tant de gens doivent-ils se taper une heure de voiture matin et soir pour bosser ? Pourquoi, 45 ans après la première crise pétrolière, la bagnole avale-t-elle autant de leur smic ? Pourquoi doivent-ils aller si loin de leur boulot pour pouvoir se loger ? Pourquoi tant de changements d'employeur ? Pourquoi tant de territoires ruraux en perdition ? La route est en fait pavée d'inégalités qui s'aggravent depuis des décennies. Les socialistes ont roulé à droite et sont allés dans le décor. Ce gouvernement fonce encore davantage dans la même direction. Pas de visibilité, pas de vision. Alors reviennent les réflexes ancestraux anti-taxes et les charlatans de la politique. Un jour, ils distribuent des bonnets rouges, un autre des gilets jaunes en versant de l'huile sur la chaussée. 

Michel Rouger

15/11/2018

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