Le billet

​Patronat


05/07/2018




Le patron des patrons français a changé mardi et tout le monde s'en contrefiche. Les employeurs eux-mêmes, pour la plupart. Surtout les petits. C'est dommage. Veut-on vraiment préserver notre patrimoine ? Dans notre monde en pleins bouleversements, les dirigeants du Medef restent résolument inscrits dans la tradition, celle d'un vieux syndicat de geignards, puissants et riches, nostalgiques de la lutte des classes. Dédaignant les grandes questions de notre époque - les dangers de l'hyper-capitalisme, les  responsabilités sociétales et environnementales – méprisant le dialogue social, le dernier président, Pierre Gattaz, héritier zélé de son père Yvon qui fut aussi patron des patrons, a porté très haut ces valeurs fortes : toujours plus pour les actionnaires, toujours moins pour les salariés. Seulement voilà : les Présidents de la République, surtout les trois derniers, surtout l'actuel, ont fini par tout accorder. Et qu'est-ce qu'il va faire Geoffroy Roux de Bézieux, si Macron lui fauche son nouveau job de patron des patrons ? 

Michel Rouger

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1.Posté par LE HERISSE le 07/07/2018 10:06
comme dit Warren Buffet, l'un des plus riches au monde « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. »

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La peine au travail

Bonne année aux ouvriers des abattoirs. Et bonne santé surtout ! Par exemple à tous les collègues des ouvrières et ouvriers qui nous bouleversent dans le remarquable film Entrée du personnel à voir ou à revoir jusqu’au 6 mars sur Arte. Révoltant. Les bêtes pâturant chez l’éleveur du coin sont mieux traitées. Un film à voir par tous. Surtout par ceux qui veulent défendre ou réformer les retraites. « Reste à y arriver en bonne santé, dit un ouvrier, et à en profiter au moins deux ans. Autrefois les gens n’avaient pas des cadences comme ça. » Dans des tas de professions, de la souffrance physique au burn-out, la peine au travail s’est aggravée, malgré ou à cause de la robotisation, et à la fin, ceux qui ont beaucoup peiné et meurent tôt financent toujours les retraites de ceux qui ont moins peiné et meurent tard. Une injustice criante aggravée par le  pouvoir actuel qui a durci des critères de pénibilité déjà indigents. Un sujet qui devrait être au cœur des propositions des partis de gauche s’ils étaient vraiment sensibles à la peine au travail des milieux populaires. 

Michel Rouger

16/01/2020

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