Le billet

​Montez !


13/06/2019




Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​Souffrances - 19/06/2019

Khartoum - 06/06/2019

​Arithmétique - 30/05/2019

Espèce en danger - 08/05/2019

Vote bleu - 01/05/2019

​Progressons - 11/04/2019

​Tweetons un peu - 04/04/2019

Saintes chapelles - 21/03/2019

​Hécatombes - 14/03/2019

J - 7 - 07/03/2019

​Algérie, suites - 28/02/2019

Déraciner la haine - 20/02/2019

​« Liberté ! » - 06/02/2019

​Patrons en lutte - 30/01/2019

L'espoir, enfin - 25/01/2019

​2018, la révolte - 13/12/2018

La panne - 06/12/2018

1 2 3 4 5 » ... 17


Le billet de la semaine

​Souffrances

En durcissant sévèrement l'accès à l'assurance-chômage, le gouvernement va précipiter dans la pauvreté des dizaines de milliers de chômeurs et réduire les revenus de tous les autres alors même que, déjà, chaque mois, la moitié des chercheurs d'emploi ne touche pas d'indemnité. Oubliés les appels venus il y a peu du fond du pays par les Gilets Jaunes ou le "grand débat national". Ce pouvoir abandonne les milieux populaires à la précarité et ses souffrances, celles-là même qui envahissent les services d'urgences des hôpitaux dont il ne parvient pas, depuis trois mois, à mesurer la détresse. Élus et militants du parti présidentiel ne peuvent-ils pas faire remonter le mal-être ? Pas facile. Leur mission est d'abord de conquérir des villes en mars prochain. Petits calculs et courses aux places les mobilisent, les médias aussi qui lisent déjà dans le marc de café les résultats : c'est d'ailleurs pourquoi la crédibilité des politiques et des journalistes souffre aussi dans le pays.

Michel Rouger

19/06/2019

Nono

Newsletter