Vu, Lu, Entendu...

03/02/2020

​Les merveilles de poésie du cinéma d’animation


Par le conte, la couleur, le mouvement, le cinéma d’animation fait passer des messages, de façon bien subtile. Ces dernières années, le film d’animation nous offre des moments de poésie magnifiques. Trois pépites, récoltées au festival d’Annecy, à voir ou revoir, sur les écrans ou en DVD.


​Les merveilles de poésie du cinéma d’animation
cine_animation.mp3 CINÉ ANIMATION.mp3  (1.72 Mo)

« Le voyage du prince », de Jean François Laguionie, est sorti début décembre 2019, vingt ans après « Le château des singes ». Dans un univers où les singes parlent et vivent comme des humains, un vieux prince échoue sur un rivage inconnu. Il est recueilli par le jeune Tom et ses parents, deux chercheurs exclus de l’Académie des sciences, parce qu’ils ont osé croire à l’existence d’autres peuples. Le professeur cache cet étranger dans son laboratoire clandestin au cœur d’un vieux muséum, impatient de l’étudier. Le prince, guidé par son ami Tom, découvre avec enthousiasme et fascination cette civilisation industrielle développée et pourtant refermée sur elle-même. Par ce conte aux couleurs d’aquarelle, Laguionie fait le point sur notre monde et retrouve son fil, la découverte des autres, et donc de soi. « Le film d’animation, écrit-il, est un moyen d’expression absolument extraordinaire. Entre l’écriture, le mime, la musique, la peinture et le cinéma, qui réunit le tout. » Bande-annonce sur Allociné ICI.
 
« La fameuse invasion des ours en Sicile », de Lorenzo Mattoti, sorti en 2019. Tout commence le jour où Tonio, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dans les montagnes de Sicile… Profitant de la rigueur d’un hiver qui menace son peuple de famine, le roi décide alors d’envahir la plaine où habitent les hommes. Avec l’aide de son armée et d’un magicien, il finit par retrouver Tonio. Mais il comprend vite que le peuple des ours n’est pas fait pour vivre au pays des hommes. Avec des couleurs chaudes et des formes géométriques stylisées, ce film d’animation italien, adapté du roman illustré de Dino Buzzati (1945) pose la question de partager ou non, un même territoire. Bande-annonce sur Allociné ICI.
 
« La tortue rouge », sorti en 2016, de Michael Dudok de Wit, avec la collaboration des studios Ghibli. Un homme, rescapé d’un naufrage, se retrouve seul sur une île tropicale. Après avoir découvert le lieu, le naufragé organise sa survie et apprivoise son environnement. Puis, il construit un radeau. Mais ses multiples tentatives pour quitter le lieu sont empêchées par une mystérieuse force sous-marine. L’homme découvre bientôt que l’animal qui a détruit son esquif à plusieurs reprises est une tortue à la carapace rouge. Michael Dudok de Wit a réalisé deux courts métrages (le moine et le poisson 1994- Father and daughter 2000). Il poursuit sa réflexion philosophique autour de la nature, de la vie et de la mort, avec un style épuré, proche des peintures chinoise et japonaise traditionnelles. Sans aucune parole, par le simple pouvoir du cinéma, il nous touche en nous faisant ressentir, à travers le destin d’un homme, notre petitesse face à la vie et la nature. Bande-annonce sur Allociné ICI.
 
Soizic Le Hénaff




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique
1 2 3 4 5 » ... 14






Le billet de la semaine

​Les Réseaux


Donc, en cette bonne année 2021, les Réseaux régnant sur l'Humanité ont lâché le trump, le monstre qu'ils ont porté en 2016 à la tête des États-Unis puis ravitaillé durant quatre ans par leurs tout-à-l'égout d'outrances et d'informations fausses. Aux portes du Capitole, à la dernière minute de sa tentative de coup d'État fomentée depuis des mois, ils l'ont lâché. Des défenseurs de la liberté comme ça, mieux vaut s'en protéger ! Pour inciter les gouvernants des pays encore libres à reprendre le contrôle en brisant leurs monopoles, il faudrait que les citoyens cessent d'être des Gafeurs, reprennent eux-même le contrôle de leur propre vie. Ne cèdent plus leurs comportements, leur cerveau, leur liberté pour le plaisir de quelques libertés factices à cette oligarchie marchande destructrice de la démocratie - et de la Planète par son cloud et ses matériels -. On peut encore user librement des immenses ressources d'internet. Se désintoxiquer, dégoogliser, désapple-iser, désamazoniser... 

Michel Rouger
voix_001_les_reseaux.mp3 Voix 001 Les réseaux.mp3  (2.2 Mo)


14/01/2021

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires