Le billet

​Le stress du Marcheur


11/10/2018




Mais qu'est-ce qui se passe ? Mercredi matin 10 octobre, 8 h. Cela fait huit jours que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est évadé du gouvernement. Et toujours pas de successeur. A l'Élysée, le « maître des horloges » semble avoir perdu ses clés. Première idée : on va simplement remplacer Collomb, comme Hulot le mois dernier. Puis : et si on bricolait un nouveau gouvernement pour "donner un nouveau souffle" ? D'empressés Marcheurs gardent aussitôt leur mobile à l'oreille : jadis ils auraient gardé l'œil fixe sur leur téléphone fixe, c'est le nouveau monde. Des socialistes, en revanche, refusent cette fois de se trahir. Mais finalement, mardi soir, pas de changement de gouvernement. Marche avant, marche arrière, marche à vue. Mercredi 9 h. C'est bon, là ? Non : pas avant vendredi soir. Flottement historique. « Mais qu'est-ce qui se passe ? » divague le Marcheur de base pourtant, a indiqué une enquête lundi, super diplômé. 

Michel Rouger

le_stress.mp3 Le stress.mp3  (1.67 Mo)





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​« Liberté ! » - 06/02/2019

​Patrons en lutte - 30/01/2019

L'espoir, enfin - 25/01/2019

​2018, la révolte - 13/12/2018

La panne - 06/12/2018

Chaussée glissante - 15/11/2018

Les vieux - 16/10/2018

​Quartier sensible - 04/10/2018

​L'œuf - 27/09/2018

​Le vieux Marcheur - 20/09/2018

Le changement - 06/09/2018

Un été français - 16/07/2018

​Patronat - 05/07/2018

​Buuuuuut ! - 27/06/2018

​Naufrage - 21/06/2018

Dingue - 15/06/2018

Handicap - 06/06/2018

​Escalades - 31/05/2018

1 2 3 4 5 » ... 16


Le billet de la semaine

​« Liberté ! »

Paris, 5 février 2023. - Hier soir, des policiers en civil ont arrêté cinq jeunes d'un collectif « Liberté ! » réunis dans l'arrière-salle d'un café. Sur ordre des préfets et sans que des délits aient été constatés, les arrestations dites "préventives" s'intensifient contre ces collectifs de jeunes d'autant plus que huit mois après la victoire de l'extrême-droite aux élections, l'opposition reste paralysée. Au parti En Marche, les frondeurs accusent l'ancien président Macron d'avoir provoqué une abstention record en poursuivant sa politique inégalitaire malgré le conflit des Gilets Jaunes et le débat national qui a suivi. A gauche, les reproches s'abattent sur ceux qui ont provoqué la victoire de l'extrême-droite en s'abstenant. Le nouveau pouvoir s'attaque donc froidement à la liberté de manifester en s'appuyant sur la cybersurveillance tolérée depuis longtemps par l'opinion et aussi sur la « loi anti-casseurs » adoptée il y a tout juste quatre ans, le 5 février 2019, par 387 députés En Marche ou de droite. Parmi eux, six ont vu leurs enfants arrêtés ces derniers jours... 

Michel Rouger

06/02/2019

Nono

Newsletter