Le billet

25/09/2015

​Le bourreau de Riyad, notre ami



Le visage d'Ali, 20 ans, souriant, fait ces jours-ci le tour du monde. Le jeune chiite peut être décapité et crucifié à tout moment. Notre seul espoir : que l'ami Salmane, le roi d'Arabie Saoudite, le gracie. Mais pour cela, soyons humains, compréhensifs. Pourquoi une exception ? Décapiter ou fusiller fait partir de la vie du royaume : 130 tués depuis janvier. Cadence tolérable puisque la pétro-monarchie préside depuis lundi à l'ONU le groupe proposant les meilleurs experts en Droits Humains. Donc, pour sauver Ali, restons amis. Oublions la muflerie de Salmane cet été : la plage privatisée de Vallauris, les 3,7 millions d'euros filoutés aux Hôpitaux de Paris. Pensons aux repères que Salmane donne à nos jeunes déboussolés : le wahhabisme, le niqab, le terrorisme. Discutons. Est-ce nécessaire, Salmane, de crucifier ? De laisser le corps pourrir sur la place ? Même de décapiter ?  Et si on te fait une réduc' sur des Rafale 

Michel Rouger  



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Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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