Le billet

​La Courbe


30/07/2015




Moins 0,3 %. La correction cabalistique pratiquée en juin par Pôle Emploi ne doit pas tuer la grande question : la courbe du chômage descend-elle enfin ? À moins de deux ans de la Présidentielle, la température monte chez les politiques. Courbé sur la Courbe qui refusait de courber depuis son arrivée à l'Élysée, François Hollande trépigne : baisse mais baisse donc ! À l'opposé, les Sarkozy, Juppé, Le Pen se tracassent : monte, remonte ! Il est évident en effet que les Français voteront  en 2017 en regardant la Courbe. Certains leur disent qu'elle ne signifie rien, que la Courbe baisse en Grande-Bretagne pendant que celles des inégalités et de la pauvreté grimpent à la vitesse de Froome dans une étape des Pyrénées. Non. Les Français croient à la courbe du chômage, c'est sûr. S'y accrochent quand ils commencent à décrocher. C'est pourquoi ils se déplacent en masse pour aller voter. 

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

Virus - 26/02/2020

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

Virus

Panique. Nous sommes cernés. Il attaquait par l’Est, il arrive par le Sud. Les Bourses ont la fièvre, l’économie mondiale chancelle et dans les foyers, la moindre toux devient suspecte. Le rationnel perd ses défenses immunitaires. Bientôt va surgir une infox virale sur internet : la fin du monde approche. En fait, s’il faut bien sûr l’enrayer, le coronavirus n’est pas très méchant pour les corps, bien moins que la grippe qui, bien que peu violente, a déjà fait quarante morts cet hiver. Il atteint surtout  les esprits. Il s’y niche, mue, réveille les virus à l’affût : le racisme, le sensationnel, l’anxiogène. Lesquels, à leur tour, génèrent un virus redoutable : l’oubli. Sur Idlib, il pèse aussi lourd que les bombes. Dommage pour les enfants, les femmes et les hommes prisonniers de l’enfer : si le coronavirus arrivait jusque là, peut-être... 

Michel Rouger

26/02/2020

Nono

Newsletter