Le billet

07/09/2016

​Jardinons



Le temps d'un été, vous partez, vous revenez, et ça a poussé, mais poussé ! Les ambitions présidentielles ont envahi l'espace. Et allez arracher ça ! Une seule solution : la permaculture. C'est tendance. Passons à la permaculture politique. Il ne s'agit pas de planter bêtement un macron près d'un mélenchon, ce serait un peu cornichon. Quoique L'idée est plutôt de réintroduire et d'associer les aspirations, les énergies, les différences. Laisser respirer et écouter le terrain, la vie réelle. C'est nourri d'éthique, de respect de l'autre, de diversité. Sous l'apparent désordre, il y a là de la liberté, de l'égalité, de la fraternité. C'est très français au fond. Bien sûr, le jour venu, il faudra voter, comme d'habitude. Pour fermer le portail. Le vote, c'est  le verrou, le pêne contre Le Pen ou Sarkozy. S'abstenir serait comme laisser la chèvre entrer et tout saccager. Voter donc mais tout aussitôt repartir au jardin partagé.

Michel Rouger



1.Posté par baron le 09/09/2016 08:57
Michel, j'adore ton billet écrit avec ton talent habituel... la fin m'interroge plus : abstention, vote blanc, vote barrage ??? Merci de toutes façons de nous aider à réfléchir même lorsqu'on ne veut plus y penser

2.Posté par LE HERISSE Francis le 09/09/2016 09:05
Bravo! quelle pertinence...et si nécessaire car la société civile ne se manifeste pas beaucoup alors que les associations comptent 16 millions de bénévoles ce qui équivaut à 1 million d'emplois à temps plein (ETP). La vie associative en France, c’est comme l’air qu’on respire – c’est vital et on ne s’en aperçoit pas. C’est tellement courant que c’en est banal. Et dans le triangle qui organise les pouvoirs, on connaît le pouvoir politique, le pouvoir économique dominant et la société civile ? pourquoi ne se manifeste-t-elle pas alors qu'elle est à l'ouvrage quotidiennement et en responsabilité au titre de la démocratie participative. Histoires ordinaires - dont je me réjouis de la rentrée - en témoigne à chaque livraison.

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​Les Martiens


« Nous y sommes ! Nous voilà ! », a tweeté Emmanuel Macron. Où donc ? C’était le jeudi 18 février peu avant 22 h. Le président français semblait revenu de Mars avec l’astromobile Perseverance. C’était comme s’il avait planté notre drapeau là-bas. Certes, il se trouvait devant un écran mais c’est l’imaginaire qui compte. Quel voyage ! L’homme (moins la femme) sera toujours ainsi à la conquête de l’extrême, des sommets aux abysses, la chevauchée la plus fantastique restant bien sûr la Conquête de l’Ouest. Car notre trip vers Mars semble au XXIe ce que la Ruée vers l’or fut au XIXe. La Starship, la fusée d’Elon Musk, le fantasque milliardaire, est notre cheval. Musk ne pourra pas envoyer des humains sur la Planète Rouge avant longtemps mais peu importe. Le principal est comment exploiter Mars, comment faire du business. Et comment rendre supportable l’insupportable. Oublier la Terre qui se déglingue. Quoi qu’il en coûte. Une chose est certaine : de la planète humaine, tous les Musk du monde ont déjà décollé. 

Michel Rouger
les_martiens.mp3 Les martiens.mp3  (1.15 Mo)


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